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Lettre n° 634
du 18 mars 2026 |
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Nos sélections de la quinzaine |
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THÉÂTRE
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Photo Pascal Gely
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Les Fabuleuses - épisode 4 : LA DÉCOUVREUSE OUBLIÉE. Marthe Gautier et la découverte de la trisomie 21. Texte Élisabeth Bouchaud. Mise en scène Julie Timmerman. Scénographie Luca Antonucci. Avec Marie-Christine Barrault, Marie Toscan, Matila Malliarakis, Mathieu Desfemmes.
Née en 1925 dans une famille d’agriculteurs de Seine-et-Marne, Marthe Gautier n’était pas destinée à entreprendre des études de médecine. La mort de sa sœur aînée d’une balle perdue à la libération décida de son destin. Une fois médecin, elle partit aux États-Unis pour compléter sa formation. Elle y apprit la technique de croissance cellulaire. À son retour, elle trouva un poste à l’hôpital Trousseau dans le service du Professeur Turpin qui étudiait le mongolisme avec l’intuition que son origine était chromosomique. La technique de croissance cellulaire pouvait lui en apporter la preuve et Marthe Gautier, pédiatre, était la seule en France à la maîtriser. Elle se mit à la tâche dans des conditions précaires, finançant sa recherche de ses deniers jusqu’à ce qu’elle prouve que l’origine du mongolisme était bien une anomalie chromosomique. Les enfants atteints de mongolisme possèdent 47 chromosomes au lieu de 46. Le microscope qu’elle utilisait ne permettait pas de prendre des photos de qualité pour la publication de ses résultats. C’est ici qu’intervint Jérôme Lejeune, l’assistant du Professeur Turpin. Il lui proposa d’emporter ses lames afin de réaliser de bons clichés à l’étranger mais ne les restitua pas. Couvert par Turpin, Lejeune s’appropria la découverte qu’il nomma trisomie 21.
Marthe Gautier pardonna comme toutes les autres et passa à autre chose, poursuivant une carrière qui la combla. Mais à la suite de sa découverte, les femmes enceintes de fétus trisomiques furent autorisées à avorter, puis la loi sur l’avortement fut adoptée. Catholique pratiquant, très engagé dans la lutte contre l’avortement, Lejeune lutta avec son association «Laissez-les vivre» mais ne put empêcher la promulgation de la loi malgré ses puissants appuis dont le pape. Une revanche pour Marthe Gautier qui, pourtant, laissa s’écouler cinquante ans avant de dévoiler la vérité sur sa découverte. En 2014, Le Comité d’Ethique de l’INSERM lui restitua la place qu’elle méritait. ... (Lire la suite).
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Photo Sébastien Toubon
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MOBY DICK. De Herman Melville. Traduction Henriette Guex-Rolle. Lecture adaptée et interprétée par Brigitte Fossey.
Herman Melville ne put échapper à l’appel de la mer. Désireux de prendre le large, il s’engagea deux ans comme marin et entreprit le tour du monde. Cette expérience, ajoutée aux aventures racontées par les marins ou autres auteurs, lui permit de coucher sur le papier le récit à la première personne d’Ismaël, le narrateur, marin engagé sur le Pequod, le baleinier du capitaine Achab.
Une fois l’ancre levée, Ismaël réalisa que l’équipage dont il faisait partie ne s’embarquait pas uniquement pour chasser la baleine mais pour se venger d’un terrifiant cachalot blanc, surnommé Moby Dick, qui avait arraché la jambe du capitaine Achab au cours d’une chasse précédente.
On est tout de suite séduits par la traduction au plus près de la langue de Melville, précise, poétique et tragique qui livre cette épopée dont seul le conteur sortira indemne.
Tel un marin bien campé sur ses jambes, Brigitte Fossey va et vient sur scène, enjouée et pétillante. Elle-même transportée par le destin tragique du Pequod et la volonté sans faille d’un équipage à suivre son capitaine jusqu’à la mort, elle possède cet art de transmettre son enthousiasme à un auditoire absorbé par la lutte du bateau et des hommes contre les éléments, par le défi d’une pêche monstrueuse et par les assauts sans merci de la monstrueuse baleine blanche. ... (Lire la suite).
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EXPOSITIONS ET SITES
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Photo J.-C. Domenech
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MOMIES. Voici une exposition qui intéressera aussi bien les amateurs de films fantastiques que ceux qui s’interrogent sur leur devenir dans l’au-delà. Avec «Momies», le Musée de l’Homme aborde tous les aspects de cette pratique de la momification vieille de 9000 ans. Après une introduction qui montre l’engouement du public pour ce sujet depuis le XVIIIe siècle et l’expédition d’Égypte de Bonaparte, le parcours se déroule en quatre parties allant de la «Rencontre des défunts momifiés» jusqu’à l’étude de ces derniers. Sur les soixante-dix momies conservées par le musée, neuf sont exposées. Aujourd’hui cela pose un problème éthique auquel il est difficile de répondre, à part demander aux visiteurs de «rencontrer ces corps humains momifiés avec respect» et de s’abstenir de prendre des photos. En effet aucune de ces personnes momifiées n’avaient imaginé être exposées un jour dans un musée, que ce soit les pharaons dans le Grand Musée égyptien ou l’homme Chachapoya au musée de l’Homme.
«À la rencontre des défunts momifiés» permet de définir la momification et retracer l’évolution des pratiques à travers les époques et les différentes régions du monde. S’il existe des cas de momifications naturelles, c’est la conservation des corps intentionnelle, comme en Égypte, qui est présentée. Même si des populations, comme les Toraja, en Indonésie, pratiquent aujourd’hui encore la momification de tous leurs défunts, le plus souvent celle-ci est réservée à une élite ou à une catégorie sociale spécifique. C’était jadis le cas dans la plupart des pays. Aujourd’hui seuls des dignitaires tels Lénine, Mao Zedong, Eva Perón ou encore le pape Jean XXIII en bénéficient.
La deuxième partie, «Techniques et rites», explore les différents procédés de préservation des corps. Elle commence par évoquer les momifications naturelles, comme le tannage dans les tourbières d’Europe du Nord, la dessiccation dans les déserts de sable (Homme de Gebelein en Égypte) ou encore la «cryodessiccation» par le froid, cas du célèbre Ötzi il y a 5200 ans dans les Alpes. Mais le sujet de l’exposition concerne la momification selon les divers procédés mis au point par l’homme. Cinq «chaînes opératoires» sont présentées, avec un schéma, des objets et des témoignages divers.
La première est le fardo («paquet funéraire») Chancay au Pérou, pratiqué entre 1000 et 1470. Les corps sont enveloppés dans des fardo composés d’une superposition de tissus, de coton et parfois de laine, puis inhumés dans des tombes communautaires avec des objets personnels et des offrandes. ... (Lire la suite).
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