PEKKA HALONEN
Un hymne à la Finlande

Article publié dans la Lettre n°630 du 21 janvier 2026



 
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PEKKA HALONEN. Un hymne à la Finlande. Après l’exposition consacrée en 2022 à Albert Edelfelt (Lettre n°545), le Petit Palais nous présente un autre peintre finlandais, Pekka Halonen (1865-1933). Alors que la plupart des artistes finlandais de sa génération sont issus de l’élite suédophone, Pekka Halonen est issu de la classe paysanne finnophone, qu’il mettra en scène durant toute sa carrière. Il se forme tout d’abord à l’École de dessin de la Société des beaux-arts de Finlande à Helsinki. Puis, comme ses confrères, il complète sa formation à Paris, dans des Académies indépendantes. Là il rencontre Gauguin dont il devient l’élève. Il s’inspire de celui-ci et également des différents courants en vogue à la fin du XIXe siècle tels le naturalisme, le japonisme et le symbolisme.
La première salle rend compte de ses débuts avec des portraits au fusain, des nus académiques, des scènes de plein air inspirées de celles de Jules Bastien-Lepage, un autoportrait sans yeux - hommage à Gauguin – et divers portraits peints à l’huile.
Une deuxième salle «De la musique avant toute chose» complète cette première partie. En effet Pekka Halonen, comme sa famille, est un grand mélomane, lui-même joueur de kantele, une sorte de cithare typiquement finlandaise. Il noue des liens avec le compositeur Jean Sibelius qui s’installera, avec d’autres artistes, au bord du même lac que lui.
La deuxième section est une brillante évocation du «Pavillon finlandais à l’Exposition Universelle de 1900». Pour la première fois la Finlande a un pavillon à son nom. Cela lui permet d’affirmer son indépendance face aux velléités de la Russie. Pekka Halonen est invité à participer à la section beaux-arts du pavillon. Nous pouvons voir ici six toiles présentes dans cette exposition et une reproduction des fresques d’Akseli Gallen-Kallela qui ornaient le hall d’entrée.
Avec «La voix de la Finlande», thème de la troisième section, le jeune peintre aspire à la régénération de l’identité finlandaise. S’inspirant des maîtres anciens pour leurs techniques, il célèbre la nature sauvage, les traditions, la vie rurale, les mythes et aussi la résistance du peuple finlandais (Pionniers en Carélie).
Vient ensuite, au bout d’un couloir évoquant un chemin qui y conduit, une restitution du vaste atelier de la maison de campagne que Pekka Halonen s’est fait construire au bord du lac de Tuusula, à une trentaine de kilomètres d’Helsinki. Dénommée Halosenniemi, cette demeure est un havre de paix où le peintre, sa femme Maija et ses huit enfants vivent en autosuffisance. Sa famille, son potager et la nature environnante lui servent de modèles, comme on le voit avec la trentaine de toiles présentes dans cette section.
La cinquième section «Éloge de la nature», nous montre comment le peintre magnifie son pays avec des vues de lacs, de forêts, d’arbres, de rivières, de neige, etc. Elle est complétée par une sixième et dernière section «Symphonie en blanc majeur» entièrement consacrée à des paysages de neige. La vingtaine de toiles exposées dans cette grande salle nous montre que Pekka Halonen est vraiment le maître pour représenter la neige dans ses multiples nuances. Tout au long de sa carrière, il a peint des scènes de neige, se nourrissant à diverses sources allant du japonisme au néo-impressionnisme.
Une exposition magistrale grâce à ses quelque 130 tableaux et à sa scénographie architecturée spectaculaire. R.P. Petit Palais 8e. Jusqu’au 22 février 2026. Lien: www.petitpalais.paris.fr.


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