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Parcours en images de l'exposition
PEKKA HALONEN
Un hymne à la Finlande
avec des visuels
mis à la disposition de la presse
et nos propres prises de vue
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Titre de l'exposition |
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Le Petit Palais rend hommage, pour la première fois en France à Pekka Halonen (1865-1933), l’une des figures majeures de l’âge d’or de la peinture finlandaise. Avec cette rétrospective inédite, le musée poursuit son exploration des grands artistes étrangers pour lesquels Paris, à la charnière des XIXe et XXe siècles, fut un catalyseur fondamental.
Comme son aîné Albert Edelfelt (1854-1905) et son grand ami Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), Pekka Halonen complète sa formation à Paris. C'est auprès de Paul Gauguin, dont il est l'élève en 1893 qu'il trouve sa voie et forge son idéal: chanter l’âme de la Finlande, à travers ses paysages et ses traditions ancestrales, et vivre son art en adéquation avec ses engagements.
Né à Lapinlahti, ville du centre-est de la Finlande, en Savonie du Nord, et issu du monde paysan, Pekka Halonen baigne dès son plus jeune âge dans cette terre primitive dont il n'aura de cesse de restituer l’authenticité. Il ancre son attachement à sa terre natale dans la construction d’une maison-atelier, Halosenniemi, le long du lac de Tuusula, au nord d'Helsinki. Inlassablement, il y peint le spectacle de la nature, au rythme des saisons et au gré des lumières. La symphonie majestueuse des neiges, qui fascine l'artiste, constitue son terrain d’expérimentation privilégié, qu’il poursuit jusqu’à l'abstraction. Il y écrit sa propre modernité, sans cesse renouvelée à la lumière des avant-gardes parisiennes - le japonisme, le pleinairisme, le synthétisme ou encore le fauvisme.
L'exposition, qui réunit plus d’une centaine d'œuvres issues des plus grandes collections publiques et privées finlandaises, a été réalisée en partenariat avec le Musée d’Art de l'Ateneum - galerie nationale de Finlande (Helsinki).
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Affiche de l'exposition |
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Texte du panneau didactique. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen dans son atelier. Photographie. |
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Pekka Halonen. Autoportrait, années 1890. Huile sur toile. Tuusula (Finlande), musée Halosenniemi (maison de Pekka Halonen) / musée d'Art de Tuusula.
Sur cet autoportrait réalisé au milieu des années 1890, Pekka Halonen est au seuil de sa carrière: nourri des différentes tendances artistiques et philosophiques qu'il a côtoyées lors de ses séjours parisiens entre 1890 et 1894, il aspire à régénérer l'identité finlandaise en célébrant dans sa peinture la nature et les traditions. La palette dans une main, le pinceau levé dans l’autre, il nous regarde droit dans les yeux, en pleine maîtrise de sa technique picturale et prêt à conquérir sa place au sein de l’avant-garde internationale. |
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Citation |
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Scénographie |
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La Finlande au temps de Pekka Halonen
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Chronologie
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1a - FAIRE SES GAMMES
La formation à Helsinki et à Paris
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Scénographie |
Comme la majorité des peintres finlandais de sa génération, Pekka Halonen suit un premier enseignement artistique à l’École de dessin de la Société des beaux-arts de Finlande à Helsinki. Il y apprend à dessiner devant le modèle vivant et devant des moulages de statues antiques. De cette première période subsistent des dessins au fusain puissamment modelés.
Comme ses confrères également, il complète cette première formation au début des années 1890 par une immersion dans la capitale culturelle de l’époque : Paris. Fréquentant plusieurs académies indépendantes (Académie Julian, Académie Colarossi et Académie Vitti), le jeune peintre se nourrit des différents courants qui renouvellent la vie artistique en cette fin du XIXe siècle : naturalisme – dans le sillage de Jules Bastien-
Lepage –, japonisme ou encore symbolisme.
En 1893, sa rencontre avec Paul Gauguin, dont il devient l’élève, est déterminante pour l’affirmation de sa personnalité créatrice.
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Texte du panneau didactique. |
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Pekka Halonen. Académie féminine, 1891. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. |
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Pekka Halonen. Vieille Femme, 1890. Fusain sur papier. Helsinki, musée d’Art de l'Ateneum, galerie nationale de Finlande. |
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Pekka Halonen. Portrait de jeune femme, 1890. Fusain sur papier. Helsinki, musée d’Art de l'Ateneum, galerie nationale de Finlande. |
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Pekka Halonen. Jeune fille au foulard, 1889. Fusain sur papier. Helsinki, musée d’Art de l'Ateneum, galerie nationale de Finlande. |
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Jules Bastien-Lepage (1848-1884). Portrait du grand-père de l'artiste, 1874. Huile sur toile. Nice, musée des Beaux-Arts Jules-Chéret, dépôt du musée d'Orsay.
Loué par Émile Zola comme le «petit-fils de Courbet et de Millet», Jules Bastien-Lepage fait forte impression au Salon de 1874 avec le Portrait du grand-père de l'artiste, pour lequel il obtient une médaille de troisième classe. On admire son authenticité et ses teintes lumineuses. Quelques années plus tard, Bastien-Lepage est consacré chef de file du naturalisme avec Les Foins (Salon de 1878). Son style fusionnant réalisme et impressionnisme constitue une inspiration durable pour les artistes nordiques venant se former à Paris. |
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Pekka Halonen. Sur le rivage, 1893. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande.
Ce tableau a été peint sur les bords de la rivière Helylänjoki à Myllykylä, région natale de Maija Mäkinen, la fiancée de Pekka Halonen. La jeune femme représentée est la tante de Maija. Elle semble faire corps avec son environnement: le chemisier gris s’harmonise avec les reflets argentés de l’eau à l'arrière-plan, traités de manière quasi photographique. À l’inverse, les touffes d’herbe du premier plan paraissent floues. Ce tableau privilégiant l'étude de la lumière et l'observation de la nature est particulièrement influencé par l’art naturaliste de Jules Bastien-Lepage. |
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Pekka Halonen. Le Raccourci, 1892. Huile sur toile, 145 × 92 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. © Finnish National Gallery / Hannu Pakarinen.
Comme la plupart des artistes nordiques de sa génération, Pekka Halonen est très sensible à l’art naturaliste de Jules Bastien-Lepage, qu’il découvre lors de son premier séjour parisien. Il produit ainsi entre 1891 et 1893 plusieurs tableaux dans lesquels les personnages font corps avec leur environnement. L'un des plus marquants est Le Raccourci: debout au premier plan, une femme tournée vers le spectateur semble nous inviter à rentrer dans la composition. Elle s'apprête à traverser un ruisseau argenté reflétant la teinte grise du ciel nuageux. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Après la leçon de musique, 1894. Huile sur toile, 74,7 x 53 cm. Helsinki, Villa Gyllenberg, Foundation Signe and Ane Gyllenberg. © Matias Uusikylä / Villa Gyllenberg, Foundation Signe and Ane Gyllenberg, Helsinki, Finlande.
Pekka Halonen réalise plusieurs tableaux attestant de sa perméabilité au style synthétique de Paul Gauguin. C'est le cas de cette joueuse de guitare représentant sa belle-sœur Aino, dont le regard magnétique fascine le spectateur. La monumentalité sculpturale de la figure témoigne également de son regard sur le classicisme intemporel de Pierre Puvis de Chavannes: ses décors inspirés de l’art des fresques constituaient une référence incontournable pour les artistes nordiques de passage à Paris. |
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Pekka Halonen. Jeune Italienne, 1893-1894. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Paul Gauguin (1848-1903). Vieil Homme au bâton, 1888. Huile sur toile. Paris, Petit Palais, musée des beaux-arts de la Ville de Paris, don du baron Joseph Duveen, 1920.
En janvier 1894, Pekka Halonen rejoint l'Académie Vitti, où enseigne Paul Gauguin. Le jeune artiste fréquente l'atelier du maître, rue Vercingétorix (14e arrondissement), où il peut admirer ses dernières toiles, réalisées à Tahiti. Pekka Halonen peut également y découvrir les préférences esthétiques de Gauguin, accrochées sur les murs jaunes de l'atelier: nature morte de Cézanne, tournesols de Van Gogh, tableaux de Puvis de Chavannes, gravures de Degas ou estampes japonaises, autant de nouvelles sources d'inspiration pour le jeune peintre en quête d'identité créatrice. |
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Pekka Halonen. Autoportrait, 1893. Huile et crayon sur papier. Helsinki, musée d'Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande.
Fréquentant l'atelier de Paul Gauguin, Pekka Halonen a sans doute l’occasion d'y découvrir l'Autoportrait au chapeau. Gauguin s’y représente le visage «primitif», comme sculpté dans le bois, et signe doublement ce manifeste tahitien avec la présence à l'arrière-plan du tableau Manao Tupapaÿ (L'esprit des morts veille). Pekka Halonen admirait profondément Gauguin et la haute idée qu'il se faisait de son art. L'étrange autoportrait sans yeux qu’il peint dans ces années s'affirme à la fois comme un hommage au maître et un manifeste de sa propre émancipation créatrice. |
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Paul Gauguin (1848-1903). Autoportrait au chapeau (reproduction). |
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Pekka Halonen. Nature morte, 1894. Huile sur toile. Helsinki. Musée d’Art de l'Ateneum, galerie nationale de Finlande. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Nu féminin, 1894. Huile sur toile. Helsinki. Fondation musée d’Art de Helsinki, collection Gösta Becker. |
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Pekka Halonen. Les Faucheurs, 1891. Huile sur toile. Collection particulière.
Lors de son premier séjour à Paris en 1890, Pekka Halonen trouve dans les œuvres naturalistes de Jules Bastien-Lepage et de Jean-François Millet le même idéal d'une coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature. Il développe cette conception dans plusieurs tableaux, notamment Les Faucheurs. Peinte durant l'été 1891 à son retour en Finlande, l’œuvre représente des paysans travaillant paisiblement dans un champ ensoleillé. C’est le propre frère de l'artiste qui a posé pour la figure du premier plan. |
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Pekka Halonen. Jeune Garçon tenant une pomme, 1891. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Jeune garçon sur le rivage, 1891-1893. Huile sur toile, 45 × 36,5 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande (en dépôt au palais présidentiel). © Finnish National Gallery / Hannu Pakarinen. |
1b - « DE LA MUSIQUE AVANT TOUTE CHOSE »
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Scénographie |
Élevé dans un climat mélomane, Pekka Halonen pratique lui-même le kantele, cette sorte de cithare typiquement finlandaise, très présente dans l’épopée finnoise du Kalevala, et utilisée par les chanteurs de runes pour accompagner leurs récitations. Cet apprentissage lui vient de sa mère, joueuse réputée.
Le frère cadet de Pekka, Heikki, est violoniste professionnel et fait ses gammes auprès de Jean Sibelius. En 1900, il est premier violon lors du concert finlandais joué à l’Exposition universelle de Paris. Maija, l’épouse de Pekka, est une brillante pianiste et joue souvent pour lui pendant qu’il peint. La famille noue des liens étroits avec le compositeur Jean Sibelius et sa femme Aino, qui s’installent également aux abords du lac de Tuusula.
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Texte du panneau didactique. |
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Eero Järnefelt (1863-1937). Portrait de Jean Sibelius, 1892. Huile sur toile. Collection particulière.
Le compositeur Jean Sibelius (1865-1957) est l’une des figures de proue du mouvement nationaliste finlandais. Résidant comme Pekka Halonen aux abords du lac de Tuusula, il partage avec le peintre une conception mystique de la nature. Son œuvre symphonique puise abondamment dans l'épopée finnoise du Kalevala, mais aussi dans la beauté des sites finlandais, tel le mont Koli, qui lui inspire une symphonie. Il est aussi l’auteur de l’hymne patriotique Finlandia, qui triomphe à l'Exposition universelle de Paris en 1900. |
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Pekka Halonen. Le Violoniste, 1900. Huile sur toile, 43 × 50 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. © Finnish National Gallery / Aleks Talve.
Pekka Halonen représente son frère Heikki, violoniste ayant fait ses gammes auprès des compositeurs Robert Kajanus (1856-1933) et Jean Sibelius (1865-1957). Néanmoins, il ne s’agit pas tant d’un portrait littéral que d’une incarnation de la Musique, comme en témoigne la nudité du modèle. La figure lumineuse émergeant de l'obscurité renforce l'atmosphère mystique et symboliste de l'œuvre. Éminent interprète, Heikki eut l’honneur de jouer comme premier violon lors du concert finlandais donné au Trocadéro pour l'Exposition universelle de Paris en 1900. |
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Paroles de l'hymne Finlandia de Jean Sibelius. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Le Joueur de Kantele, 1892. Huile sur toile, 54 × 52 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. © Finnish National Gallery / Jenni Nurminen.
Dans ce tableau peint en Carélie, un chanteur de runes anonyme est absorbé tel un chamane par le son du kantele dont il pince les cordes avec ses doigts noueux. Pekka Halonen a saisi l'expression inspirée du musicien, qui semble entrevoir un autre monde, transcendé par la musique.
Par son atmosphère quasi mystique, cette œuvre se démarque des nombreuses representations romantiques nationales de chanteurs de runes produites à l'époque par des artistes comme Albert Edelfelt et Eero Järnefelt. |
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Akseli Gallen-Kallela (1865-1931). En saga (Jean Sibelius et paysage fantastique), conte de fées, 1894. Gouache et aquarelle sur papier. Järvenpää (Finlande), Fondation Ainola (maison de Jean et Aino Sibelius).
Comme Pekka Halonen et le compositeur Jean Sibelius, le peintre Akseli Gallen-Kallela fait partie du mouvement patriotique Nuori Suomi («La Jeune Finlande»). Tous aspirent à régénérer l'identité finlandaise, en puisant notamment dans les mythes et la nature. Ce portrait informel de Sibelius, intitule En saga, fait référence à un poème symphonique homonyme du compositeur créé en 1892, qui s'inspire du folklore local. Gallen-Kallela a restitué le charisme de Sibelius, qui se targuait de pouvoir «dompter un lion par le regard de ses yeux perçants, bleus, semblables à ceux d’un faucon». |
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Pekka Halonen. Larin Paraske, Lamentations, 1893. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande.
Larin Paraske (1833-1904) est une chanteuse de runes originaire d’Ingrie, une region située au bord du golfe de Finlande. Elle joue un rôle fundamental dans la transmission de la poésie folklorique finlandaise par sa restitution orale des grands textes nationaux. Surnommée la «Mnémosyne finlandaise» pour sa mémoire exceptionnelle, elle suscite l’intérêt de nombreux artistes, tels les peintres Albert Edelfelt et Eero Järnefelt ou le compositeur Jean Sibelius, qui viennent assister à ses récitations mêlant chant et kantele. |
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Eero Järnefelt (1863-1937). Pekka Halonen jouant du kantele, 1891. Gouache sur papier. Mikkeli (Finlande), musée d’Art, collection Martti Airio.
Pekka Halonen est initié très jeune à la musique par sa mère Wilhelmiina Halonen, joueuse émérite de kantele. Cet instrument revêt ainsi une importance particulière dans sa mythologie personnelle, incarnant l’âme finlandaise. Au cours de son premier séjour parisien, il réalise même son propre instrument, éprouvant le besoin d'en jouer pour apaiser son mal du pays. Cette petite gouache de son compatriot et ami Eero Järnefelt en témoigne. |
2 - LE PAVILLON FINLANDAIS
à l'Exposition Universelle de 1900
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Scénographie |
En 1900, lors de l’Exposition universelle de Paris, la Finlande figure pour la première fois avec son propre pavillon en tant que nation autonome. Cette participation revêt un enjeu très fort pour le peuple finlandais, dans un climat de forte tension avec la tutelle russe: le 15 février 1899, le tsar Nicolas II promulgue un manifeste impérial déniant aux Finlandais une partie de leurs libertés.
Dans ce contexte troublé, les autorités finlandaises conçoivent leur pavillon comme une véritable tribune en faveur de leur indépendance. Il s’agit d’affirmer au monde les spécificités de l’âme finnoise et les ressources économiques, géographiques, intellectuelles et culturelles de la nation.
Pour mettre en scène le mode de vie et les mythes finlandais, le peintre Albert Edelfelt, délégué pour la section beaux-arts du pavillon, fait appel aux meilleurs artistes, parmi lesquels Pekka Halonen et Akseli Gallen-Kallela.
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Texte du panneau didactique. |
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Le pavillon finlandais à l'Exposition Universelle de 1900 à Paris. Photographie. |
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Venny Soldan-Brofeldt. Vue sur l’archipel, 1900. Huile sur toile, 127 × 175 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande, collections Antell. © Finnish National Gallery / Jenni Nurminen.
Parmi les artistes sollicités par Albert Edelfelt pour décorer le pavillon finlandais figure la peintre et illustratrice Venny Soldan-Brofeldt. Proche de Pekka Halonen, elle fait partie de la communauté d'artistes résidant aux abords du lac de Tuusula. Épouse de l'écrivain et journaliste Juhani Aho (1861-1921), elle est sensible aux idéaux de la philosophe et féministe suédoise Ellen Key (1849-1926), qui prônait l’ancrage du beau dans le cadre de la vie quotidienne. Venny applique ces principes dans le décor de sa maison, dénommée «Ahola». |
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Magnus Enckell (1870-1925). L'École primaire, 1899. Huile sur toile. Helsinki, musée d'Art de l'Ateneum, galerie nationale de Finlande, collections Antell.
Pour le pavillon finlandais à l'Exposition universelle de Paris en 1900, Magnus Enckell réalise trois grands panneaux: Vue de Porvoo, La Salle de lecture et L'École primaire. Si le premier tableau met à l'honneur un site très pittoresque, les deux autres mettent l’accent sur l'instruction du peuple finlandais, d’un niveau d'éducation poussé jusque dans les classes les plus populaires. Cette dimension intellectuelle se ressent d’ailleurs fortement dans l’aile ouest du pavillon, consacrée à l’Administration générale des écoles, aux sociétés scientifiques, à l'Université et à la Presse. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Le Chasseur de lynx, 1900. Huile sur toile, 125 × 180 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande, collections Antell. © Finnish National Gallery / Aleks Talve.
Pour le pavillon de la Finlande à l'Exposition universelle de Paris en 1900, Pekka Halonen réalise deux grands panneaux: Le Chasseur de lynx et La Lessive sur la glace, conçus comme un diptyque allégorique. De profil, le chasseur, aux aguets, dominant la forêt enneigée, incarne la vie sauvage. Parallèlement, la femme faisant sa lessive, courbée sur la glace, à quelques mètres de son village, personnifie la civilisation et le mode de vie rural. |
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Pekka Halonen. La Lessive sur la glace, 1900. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande, collections Antell.
Pour le pavillon de la Finlande à l'Exposition universelle de Paris en 1900, Pekka Halonen réalise deux grands panneaux: Le Chasseur de lynx et La Lessive sur la glace, conçus comme un diptyque allégorique. De profil, le chasseur, aux aguets, dominant la forêt enneigée, incarne la vie sauvage. Parallèlement, la femme faisant sa lessive, courbée sur la glace, à quelques mètres de son village, personnifie la civilisation et le mode de vie rural. |
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Väinö Blomstedt (1871-1947). Lac au rivage enneigé, 1899-1900. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande, collections Antell.
Pour le pavillon finlandais à l'Exposition universelle de Paris en 1900, Väinö Blomstedt réalise trois grands panneaux: Le Château d'Olavinlinna, Les Skieurs et Lac au rivage enneigé. Ce dernier tableau célèbre le «pays des mille lacs» et la beauté de la forêt en hiver. La représentation de cette saison, qui était considérée comme un thème national par excellence, n'était pas anodine dans le contexte patriotique du pavillon. |
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Scénographie |
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Scénographie |
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Scénographie. Reproduction d'une des quatre fresques de Akseli Gallen-Kallela. |
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Albert Edelfelt (1854-1905). Le Port de Nyländska Jaktklubben à Helsinki, 1899. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande, collections Antell.
Pour le pavillon finlandais à l'Exposition universelle de Paris en 1900, Albert Edelfelt réalise deux grands paysages: Vue sur Haikko, avec sa lumière crépusculaire, son premier plan parsemé de conifères et la trouée sur un lac, est typique du paysage romantique national.
Le Port de Nyländska Jaktklubben met quant à lui l’accent sur la capitale du grand-duché de Finlande, Helsinki, aisément identifiable grâce à la silhouette de la cathédrale luthérienne qui se dresse en fond de perspective. |
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Akseli Gallen-Kallela (1865-1931). Tapis (Ryijy): modèle Flamme, vers 1906. Tissage de laine. Paris, musée d'Orsay.
Akseli Gallen-Kallela s'impose comme le chantre de l’âme finlandaise, à travers les quatre fresques qu’il réalise pour orner les voûtes du hall d'entrée, inspirées de l'épopée nationale du Kalevala. Le peintre s'illustre également dans le domaine des arts décoratifs, avec la salle dédiée à la manufacture Iris. On peut y admirer plusieurs meubles et textiles réalisés sur ses dessins, notamment le Ryijy Flamme, une tenture à la composition dynamique et stylisée d’une grande modernité. |
3 - LA VOIX DE LA FINLANDE
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Scénographie |
Membre du cercle patriotique Nuori Suomi (« Jeune Finlande ») avec son ami Akseli Gallen-Kallela, Pekka Halonen aspire à la régénération de l’identité finlandaise, un idéal qu’il poursuit en puisant à différentes sources. De ses séjours parisiens, il retient notamment l’art synthétique et décoratif de Puvis de Chavannes.
Le jeune artiste se tourne également vers les maîtres anciens, en particulier les fresques italiennes du début de la Renaissance, qu’il étudie lors de deux séjours en Italie. Ces influences se ressentent dans la gamme chromatique réduite et la technique qu’il utilise autour de 1900, la tempera (peinture à la détrempe), dont la matité évoque l’aspect des fresques.
Mais c’est bien à travers les thèmes que s’affirme l’âme finlandaise: célébration de la nature sauvage (Sorbier des oiseleurs, Grand pin, Contrée sauvage), mise en scène des traditions et de la vie rurale (Homme goudronnant un bateau, Jeune fille skiant, Un Dimanche à la ferme), évocation des mythes (À la rencontre de l’ennemi, La Forêt du royaume des morts), exaltation de la résistance du peuple finlandais (Pionniers en Carélie).
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Texte du panneau didactique. |
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Pekka Halonen. La Forêt du royaume des morts, 1902. Huile sur toile. Collection Rafaela Seppälä.
Dans ce tableau mêlant christianisme et paganisme, Pekka Halonen représente ses enfants et son épouse Maïla à l'entrée d'un obscur bosquet. Maïja, semblable à une madone, est vêtue d'un vêtement traditionnel de la région de Jääski. Arbre sacré de la Finlande, un sorbier domine la scène. Le titre original de l'œuvre, Tuonen lehto, fait référence aux premiers mots d'un poème de l'écrivain nationaliste Aleksis Kivi (1834-1872), tiré de son roman Les Sept Frères et mis en musique par Jean Sibelius. |
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A la rencontre de l'ennemi, 1896. Huile sur toile. Helsinki, Kemira Oyj. |
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Pekka Halonen. Homme goudronnant un bateau II, 1908. Huile sur toile. Tampere (Finlande), musée d’Art, collection de la Ville de Tampere, donation Tor, Jœ et Pentti Borg. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Jeune Fille skiant, vers 1910. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Un dimanche à la ferme, 1894. Huile sur toile. Tuusula (Finlande), musée Halosenniemi (maison de Pekka Halonen) / musée d'Art de Tuusula. |
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Pekka Halonen. Pionniers en Carélie, 1900. Huile sur toile, 200 × 237 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande, collections Antell. © Finnish National Gallery / Aleks Talve.
En 1900, Pekka Halonen décrit ainsi son œuvre: «Ce que je voulais dépeindre dans ce tableau, c'est le caractère paisible, tranquille et infini du labeur finlandais. L'œuvre a aussi une vocation décorative, qui selon moi est d'autant mieux servie par le sentiment global de calme et d’harmonie.» Ces hommes travaillant dans la forêt, avec leur air déterminé et leur force collective, ne représentent pas de simples paysans: ils incarnent la résilience et la ténacité du peuple finlandais. |
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Pekka Halonen. Le Repas, 1899. Huile sur toile. Helsinki, musée d'Art Didrichsen. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Sorbier des oiseleurs, 1894. Huile sur toile. Collection particulière.
Le sorbier est un motif récurrent chez Pekka Halonen. Dans cette toile de 1894, l'arbre sacré de la Finlande s'épanouit au milieu d’un amas de rochers, témoignant de sa vitalité. Les couleurs vives (baies rouges, bleu intense du ciel) ainsi que les formes données aux pierres et à la mousse attestent d’une ambition décorative nouvelle, sous l'influence de Paul Gauguin, dont il est alors l'élève. L'œuvre suscite l'admiration de son confrère Akseli Gallen-Kallela, qui y perçoit «un sentiment de calme, un long moment d’attente où la nature semble retenir son souffle». |
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Akseli Gallen-Kallela. Le Grand Pic noir, 1893. Gouache et aquarelle sur papier marouflé sur toile, 145 × 90 cm. Paris, musée d'Orsay, achat avec le soutien de la famille d'Akseli Gallen-Kallela.
Au cours de l'été 1892, à la recherche d’une résidence au cœur de la Finlande, Akseli Gallen-Kallela séjourne au bord du lac de Paanajärvi, au nord-est du pays. Immergé au cœur de la nature primitive et sauvage, il y crée l’une de ses œuvres iconiques, Le Grand Pic noir. Au premier plan, l'oiseau est perché sur une branche de pin inclinée, tandis qu’un autre pin se dresse sur la gauche. Par la présence du pic noir, métaphore de l'artiste, le peintre confère au paysage une dimension allégorique, celle de l’homme criant sa solitude. |
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Pekka Halonen. Contrée sauvage, 1899. Huile sur toile. Turku (Finlande), musée d'Art.
Pekka Halonen peint Contrée sauvage dans le contexte du manifeste de février 1899. Ce décret du tsar Nicolas Il dénie à la Finlande - qui a le statut de grand-duché de la Russie - une partie de son autonomie. Par la glorification de cette nature vierge et primitive, Pekka Halonen souhaite promouvoir l'âme même du peuple finlandais, dont la résistance à l'adversité est assimilée aux arbres millénaires. Le format vertical (kakémono) s'inspire des estampes japonaises tout en conférant une forme de sacralité. |
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4 - HALOSENNIEMI
La Mélodie du bonheur
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Scénographie |
À la suite de ses séjours parisiens, Pekka Halonen aspire à une vie à l’écart de l’agitation citadine, en harmonie avec la nature. Au début du XXe siècle, ce rêve s’incarne lorsque l’artiste construit sa propre maison-atelier, dénommée Halosenniemi, sur la rive Est du lac de Tuusula, à une trentaine de kilomètres de Helsinki.
L’attrait de ce cadre champêtre bien relié à la capitale suscite l’implantation d’une communauté culturelle incluant peintres (Pekka Halonen, Eero Järnefelt, Venny Soldan-Brofeldt), écrivains (Juhani Aho, J.H. Erkko) et compositeur (Jean Sibelius). Partageant les mêmes idéaux sociaux-politiques et philosophiques, ces artistes prônent dans leur mode de vie la simplicité, l’authenticité et l’autosuffisance.
Dans ce havre de paix, entourée de sa femme et de ses huit enfants qui lui servent de modèles, Pekka Halonen se laisse aller au bonheur simple de la vie domestique. Il entretient un jardin dont la production lui sert de motifs pour des compositions empreintes de couleur. Le lac et les rochers environnants lui inspirent également de nombreux tableaux vibrants de lumière.
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Texte du panneau didactique. |
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Halosenniemi, maison de Pekka Halonen. Photographie. |
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Pekka Halonen. Lumière d'hiver sur le lac de Tuusula, 1905. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Le Dégel, 1905. Huile sur toile. |
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Fin d'hiver à Tuusula, 1907. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Verglas au printemps sur le lac de Tuusula, 1927. Huile sur toile. Tuusula (Finlande), Association Pekka Halonen / musée d'Art de Tuusula. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Halosenniemi, 1906. Huile sur toile. Lahti (Finlande), musée des Arts visuels Malva. |
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Pekka Halonen. Les Rochers à Halosenniemi, 1913. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Nuages au-dessus du lac de Tuusula, vers 1900-1902. Huile sur toile. Tuusula (Finlande), musée Halosenniemi (maison de Pekka Halonen) / musée d'Art de Tuusula. |
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Pekka Halonen. Le Rivage avec le sauna, fin d'hiver, 1906. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art Didrichsen. |
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Pekka Halonen. Tuusula, fin d'hiver, 1911. Huile sur toile. Ville de Hämeenlinna (Finlande), école Ruununmylly. |
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HALOSENNIEMI
À l’occasion de l'exposition, la maison de composition de parfum dsm-firmenich a imaginé trois parfums inspirés de l’univers du peintre finlandais. Un sillage dense et boisé évoque Halosenniemi, l'atelier de Pekka Halonen. Le parfum est façonné avec un bois de bouleau Nature Print® qui exhale des tonalités fumées. Des accents de cuir tanné et des nuances de cèdre d’Alaska offrent un voyage immédiat au cœur du refuge de l'artiste.
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Scénographie |
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Pekka Halonen. L’Heure du Bain, 1910. Huile sur toile, 118 x 99,5 cm. Collection particulière, Espoo, Finlande. © Photo : Sonja Hyytiäinen.
Au début des années 1910, Pekka Halonen renouvelle ses sujets et sa palette sous l'influence du néo-impressionnisme. Si ses œuvres des années 1890 privilégiaient la représentation des paysans et des travailleurs, l'artiste promeut désormais l’art de vivre en harmonie avec la nature. Ses enfants lui servent souvent de modèles dans des scènes d’une grande luminosité valorisant la vitalité et l'énergie des corps, comme dans L'Heure du bain. C'est Anni, la fille aînée du peintre, qui pose pour ce tableau. |
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Pekka Halonen. Jeune Fille lisant, 1918. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Nature morte, 1919. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Vue de l'atelier, 1910. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Dans le jardin, 1913. Huile sur carton. Helsinki, musée d'Art de l'Ateneum, galerie nationale de Finlande.
Le jardin fait partie intégrante du mode de vie des familles d'artistes résidant autour du lac de Tuusula, qui prônent l'autosuffisance. La production potagère et fruitière est cruciale pour les Halonen, avec leurs huit enfants. L'ensemble de la famille s'investit dans le jardinage, et les légumes, tels les choux et les tomates, offrent au peintre de nouveaux sujets d'inspiration. Lors du choix du terrain en 1899, la famille plante des pépins de pomme mangés lors d'un pique-nique, qui deviennent de vigoureux arbres fruitiers. |
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Pekka Halonen. La Poussette dans le jardin, 1913. Huile sur toile. Tuusula (Finlande), Association Pekka Halonen / musée d’Art de Tuusula. |
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Halosenniemi au rythme des saisons. Photographies réalisées par Hannu Pakarinen, 2024-2025. Durée: 4 min. Réalisation: Philmotion. © Paris Musées / Hannu Pakarinen.
En 1990, année du 125e anniversaire de la naissance de Pekka Halonen, Halosenniemi, la maison-atelier de l'artiste, est restaurée dans son état originel et devient un musée dédié au peintre. À l’occasion de l'exposition Pekka Halonen, Un hymne à la Finlande, des prises de vue du site aux quatre saisons ont été commandées au photographe Hannu Pakarinen. Réalisées entre l'été 2024 et le printemps 2025, ces photographies contemporaines plongent les visiteurs au cœur des paysages qui ont inspiré les tableaux de Pekka Halonen. |
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Diaporama |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Choux, 1909. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Tomates, 1913. Huile sur carton, 51 × 42 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. © Finnish National Gallery / Jenni Nurminen. |
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Pekka Halonen. Tomates, 1916. Huile sur panneau. Riihimäki (Finlande), Fondation du patrimoine Paloheimo.
Les Tomates sont emblématiques du mode de vie domestique de Pekka Halonen dans les années 1910 et de son évolution vers un art plus coloré sous l'influence des tendances fauves et néo-impressionnistes. Les toiles de ces années dégagent un sentiment d'allégresse témoignant de la joie de vivre du peintre, ancré dans cette nature qu'il aime tant. Les tomates font la fierté de l'artiste et lui valent même un prix. À l'automne, les plants gagnent l'atelier, dont la grande baie leur prodigue suffisamment de lumière pour croître. |
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Pekka Halonen. L'Atelier vu de dehors, 1920. Huile sur panneau. Tuusula (Finlande), Association Pekka Halonen / musée d’Art de Tuusula.
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Pekka Halonen. Le Linge séchant, 1910. Huile sur toile, 41 x 30. Heslinki, collection particulière. © Photo Harri Silander. |
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Pekka Halonen. Couleurs d’automne, 1911. Huile sur toile, 54 × 40 cm. Collection particulière. © Photo : Sonja Hyytiäinen. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Maija en costume traditionnel de la région de Jääski, 1905. Huile sur toile. Tuusula (Finlande), musée Halosenniemi (maison de Pekka Halonen) / musée d'Art de Tuusula.
Durant l'été 1892, lors d’un voyage en Carélie (à l'est de la Finlande), Pekka Halonen rencontre une jeune pianiste, Maija Mäkinen. Le couple se marie trois ans plus tard, le 2 janvier 1895. Maija restera un pilier dans la vie et la carrière de l’artiste, lui donnant huit enfants. Pekka la représente à plusieurs reprises. Dans ce portrait de 1905, elle est vêtue d’un costume traditionnel de la région de Jääski. L'éclairage rougeoyant suggère qu’elle pose au coin du feu et fait écho à l’Autoportrait que son mari réalise en 1906. |
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Pekka Halonen. Maija Halonen, la femme de l'artiste, 1896. Huile sur toile. Collection particulière.
Lorsque son mari peint, Maija joue souvent du piano. Le couple organise des concerts de musique de chambre et Pekka joue parfois du kantele (cithare finlandaise) au coin du feu dans l'atelier. Maija se consacre également à la traduction d'œuvres littéraires. Parmi les plus connues figurent un ouvrage de la philosophe suédoise Ellen Key, De la beauté pour tous (1899), l'autobiographie du sculpteur et orfèvre de la Renaissance Benvenuto Cellini (1905) et Les Aventures de Pinocchio: histoire d’un pantin de Carlo Collodi (1906). |
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Pekka Halonen. Autoportrait, 1906. Huile sur toile, 57 × 41,5 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. © Finnish National Gallery / Hannu Pakarinen.
Cet autoportrait est vraisemblablement conçu comme un pendant pour le portrait de Maija vêtue en costume traditionnel de la région de Jääski, réalisé l’année précédente. On y retrouve en effet le même type de luminosité évoquant la lueur rougeoyante de l'âtre. En cette année 1906, Pekka Halonen est désormais un artiste établi et un père de famille comblé. Le cadrage à mi-corps, l'accent mis sur le visage et la chemise entrouverte accentuent le charisme du peintre et sa virilité pleinement assumée. |
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Pekka Halonen. Nature morte, 1909. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande, collection Ahlström. |
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Pekka Halonen. L’Atelier, 1913. Huile sur toile. Tuusula (Finlande), musée Halosenniemi (maison de Pekka Halonen) / musée d’Art de Tuusula.
La maison est dominée par un magnifique atelier éclairé par une haute baie vitrée, qui sert aussi de salle de séjour. Les murs sont bâtis en pin rouge du Nord, dont la couleur chaude confère une ambiance chaleureuse. Le rez-de-chaussée comporte également un petit salon, une cuisine et une salle à manger. Les chambres se trouvent à l'étage. Le coin bibliothèque, où l’on joue de la musique et reçoit des amis, recèle dans ses rayons de nombreux livres d'art publiés dans les années 1890, notamment sur Sandro Botticelli, Michel-Ange et Pierre Puvis de Chavannes. |
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Pekka Halonen. Dans le sauna, 1925. Huile sur toile. Collection Niemistö. |
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Scénographie avec des objets objets ayant appartenu à Pekka Halonen (voir également ci-dessous):
- Chevalet de voyage
- Kantele (sorte de cithare typiquement finlandaise)
- Pot à pinceaux et pinceaux
- Boîte à palette et palettes
- Sac à dos en écorce de bouleau
- Paire de skis.
Tuusula (Finlande), musée Halosenniemi (maison de Pekka Halonen) / musée d'Art de Tuusula. |
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Pekka Halonen. La Salle à manger, 1910. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. La Chambre d'enfants, 1909. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Objets ayant appartenu à Pekka Halonen:
- Kantele (sorte de cithare typiquement finlandaise)
- Palette
Tuusula (Finlande), musée Halosenniemi (maison de Pekka Halonen) / musée d'Art de Tuusula. |
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Objets ayant appartenu à Pekka Halonen:
- Pot à pinceaux et pinceaux
- Boîte à palette et palette
Tuusula (Finlande), musée Halosenniemi (maison de Pekka Halonen) / musée d'Art de Tuusula. |
5 - ÉLOGE DE LA NATURE
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Scénographie |
Originaire de Savonie du Nord, Pekka Halonen baigne dès son plus jeune âge dans cette terre primitive dont il n’a de cesse de restituer l’authenticité à travers ses nombreux paysages retranscrivant le passage des saisons et la limpidité de la lumière nordique.
Le peintre s’affirme comme le gardien du paysage national, dans un contexte de profonde mutation, le pays s’ouvrant à l’industrialisation. Faisant preuve d’une conscience pré-écologique, Pekka Halonen s’engage pour la protection de l’environnement. Ses portraits d’arbres et ses paysages magnifient les lacs et les forêts, retranscrivent la fonte des glaces et subliment les mille et une nuances de la neige. Ils constituent autant de plaidoyers pour la préservation de cette nature vierge incarnant l’âme finlandaise.
Dans tous ces paysages, aucune présence humaine ne vient troubler le rythme de la nature, accentuant l’impression de sacralité et d’immuabilité.
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Texte du panneau didactique. |
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Pekka Halonen. Nuages d'orage, 1908. Huile sur carton. Kokkola (Finlande), musée K.H.-Renlund. |
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Pekka Halonen. Paysage d’hiver, Myllykylä, 1896. Huile sur toile, 69 x 48 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. © Finnish National Gallery / Aleks Talve. |
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Pekka Halonen. Impression du soir, Myllykylä, vers 1895. Huile sur toile. Collection Rafaela Seppälä. |
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Pekka Halonen. Au bord de la rivière, 1897. Huile sur toile, 39 × 57 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. © Finnish National Gallery / Aleks Talve. |
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Pekka Halonen. Paysage: Koli, 1914. Huile sur toile. Helsinki, Fondation d’art Nordea. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Étang dans la forêt, 1925. Huile sur toile, 54 × 42 cm. Helsinki, collection particulière. © Photo Harri Silander. |
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Pekka Halonen. Saule en automne, 1907. Huile sur toile. Helsinki, musée d'Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande, collection Auguste et Lydia Keirkner. |
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Pekka Halonen. Le Lac Ladoga, 1903. Huile sur toile. Lappeenranta (Finlande), musée d'Art de Carélie du Sud / musées de Lappeenranta, dépôt de l'Association des amis des arts de Viipuri. |
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Pekka Halonen. Paysage d'hiver, Pielisjärvi, 1915. Huile sur toile. Tuusula (Finlande), musée Halosenniemi (maison de Pekka Halonen) / musée d'Art de Tuusula. |
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Pekka Halonen. Bosquet de bouleaux, 1908. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Crue printanière, 1896. Huile sur toile. Op (Finlande), Fondation d’art d'Op. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Bateau, 1929. Huile sur toile. Helsinki, Fondation d'art Nordea. |
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Pekka Halonen. Crue de printemps, 1895. Huile sur toile. Jœnsuu (Finlande), musée d'Art, collection Arla Cederberg. |
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Pekka Halonen. La Débâcle, 1916. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. La Fonte des glaces, 1916. Huile sur carton. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Pin abattu, 1905. Huile sur toile. Helsinki, musée d'Art Didrichsen. |
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Pekka Halonen. Rapides, 1917. Huile sur toile. Turku (Finlande), musée d'Art.
L'eau est un motif récurrent dans l'univers pictural de Pekka Halonen. Si la majeure partie de ses paysages mettent en scène la surface miroitante et plane du lac de Tuusula, le peintre a aussi puisé son inspiration dans d’autres sites plus dramatiques, tels les rapides de Kivikoski à Kuhmoinen, au centre-sud de la Finlande. Pekka Halonen y loue une ferme en 1916 et y retourne tous les étés, s’attachant à retranscrire sur sa toile le bouillonnement des eaux sur les rochers et l'atmosphère humide qui en découle. |
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Pekka Halonen. Paysage: Koli, 1914. Huile sur toile. Collection particulière finlandaise.
Si Pekka Halonen s'inspire avant tout des paysages bordant le lac de Tuusula, il puise aussi son inspiration dans d’autres sites, tel le mont Koli. Ce haut lieu du romantisme national situé en Carélie du Nord (à l’est de la Finlande) suscite dès les années 1890 l'intérêt de nombreux artistes, tels Eero Järnefelt et Jean Sibelius. Halonen s’y rend en 1914, envoûté à son tour par cette vue époustouflante: « Toute la mystique poésie des mythes finnois s'étend devant vous depuis le mont Koli. [...] je me tenais là et j'oubliais le monde.» |
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Pekka Halonen. Jour d'hiver en Carélie, 1896. Huile sur toile. Helsinki, musée d'Art Didrichsen. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Grand pin de Kotavuori, 1916. Huile sur toile, 101 × 96 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. © Finnish National Gallery / Aleks Talve.
Grand pin de Kotavuori est l'une des œuvres les plus radicales de Pekka Halonen en matière de cadrage: la puissante diagonale projette le spectateur dans le tableau, le faisant fusionner avec l'arbre. L'image de ce pin abattu aux branches entremêlées témoigne de l’empathie de l'artiste avec la nature. Conscient de l'exploitation des ressources naturelles pour l’industrie du bois en pleine expansion, le peintre alerte avec ce portrait d'arbre sur l'inévitable dégradation de cet environnement sauvage. |
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Pekka Halonen. Paysage sauvage en été, 1929. Huile sur toile. Vaasa (Finlande), musée Ostrobothnian. |
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Pekka Halonen. Paysage d'hiver (Clair de lune), 1912. Huile sur toile. Tuusula (Finlande), Association Pekka Halonen / musée d'Art de Tuusula. |
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Pekka Halonen. Paysage du lac Ladoga, Haavus, vers 1894. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Jour de mars, 1910. Huile sur toile. Helsinki, musée d'Art de l'Ateneum, galerie nationale de Finlande, en dépôt à la résidence de l'ambassadeur de Finlande à Paris.
Les paysages de neige de Pekka Halonen correspondent à différents moments de l'année, des premières gelées à la neige de début de printemps, en passant par la lourde couche cotonneuse du plein hiver et l'atmosphère humide de certaines journées. L'observation minutieuse des multiples typologies de neige dans les toiles de Halonen se retrouve dans la variété lexicale associée à la neige dans la langue finnoise, avec plus d'une cinquantaine de termes. Dans ce tableau réalisé au mois de mars, l'artiste s'est concentré sur la représentation des ombres bleutées des arbres sur la neige. |
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ÉLOGE DE LA NATURE
À l'occasion de l'exposition, la maison de composition de parfum dsm-firmenich a imaginé trois parfums inspirés de l'univers du peintre finlandais. Un parfum comme une envolée verte au cœur de la nature finlandaise. Il s'ouvre sur des baies de genièvre aux nuances végétales. La forêt se dévoile à travers les notes boisées du pin de Sibérie, tandis que la mousse de chêne exprime ses accents de sous-bois. La vivacité limpide de la Cascalone®, matière de synthèse qui évoque l'eau pure d’une cascade, apporte lumière et fraîcheur à ce paysage olfactif.
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6 - SYMPHONIE EN BLANC MAJEUR
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Scénographie |
Plus que tout autre peintre finlandais, Pekka Halonen s’est affirmé comme le poète de la neige. Nul n’a su mieux que lui en représenter les multiples nuances, la faisant chatoyer avec la glace au fil des saisons. Le thème a traversé toute sa carrière, du milieu des années 1890 au début des années 1930.
Les paysages de neige constituent pour Pekka Halonen un terrain d’expérimentation où transparaissent les différentes sources dont il s’est nourri au cours de ses séjours parisiens, du japonisme au néo-impressionnisme. Si l’on peut percevoir une évolution stylistique, tous ces tableaux sont animés par une ferveur quasi mystique pour la pureté et la sacralité de cette nature vierge sublimée par l’hiver.
Dans les années 1920, le motif tend à se dissoudre, confinant presque à l’abstraction. De plus en plus éthérées et monochromes, les dernières œuvres se font le reflet de la sérénité intérieure à laquelle est parvenu l’artiste. Un grand silence se dégage de ces œuvres, véritables symphonies en blanc majeur.
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Texte du panneau didactique. |
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Pekka Halonen. Genévriers, 1901. Huile sur toile. Riihimäki (Finlande), Fondation du patrimoine Paloheimo. |
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Pekka Halonen. Premières Neiges, 1902. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Givre, 1899. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Fin de l'hiver, 1913. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Arbres enneigés, 1923. Huile sur toile. Tuusula (Finlande), musée Halosenniemi (maison de Pekka Halonen) / musée d’Art de Tuusula. |
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Pekka Halonen. Premières neiges, 1931. Huile sur toile, 72 x 52,5 cm. Helsinki, collection particulière. © Photo Harri Silander. |
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Pekka Halonen. Paysage de forêt en hiver, 1932. Huile sur toile. Helsinki, collection d'art Kirpilä / Fondation culturelle finlandaise. |
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Pekka Halonen. Jour de mars, 1916. Huile sur carton. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Paysage d'hiver violet, 1928. Huile sur toile. Helsinki, collection d’art Kirpilä / Fondation culturelle finlandaise. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Genévrier enneigé, 1917. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. |
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Pekka Halonen. Forêt enneigée, 1916. Huile sur contreplaqué. Collection particulière. |
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Pekka Halonen. Jeunes pins enneigés, 1899. Tempera sur toile, 44,5 × 29,5 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. © Finnish National Gallery / Yehia Eweis.
Jeunes Pins enneigés est l’une des œuvres les plus emblématiques du japonisme qui imprègne l’art finlandais dans les années 1890. Si le choix du sujet s'inspire des estampes japonaises, l'artiste en reprend également les codes stylistiques: format vertical (kakémono), absence de ligne d'horizon, surface plane, vue rapprochée. À ces caractéristiques s'ajoutent l’aspect très décoratif des branches ployant sous la neige et une gamme chromatique restreinte, qui accentue l'impression de silence. |
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Pekka Halonen. Forêt en hiver, Kinahmi, 1923. Huile sur toile. Stockholm, Prins Eugens Waldemarsudde.
En 1923, Pekka Halonen se rend à Kinahmi, une région sauvage au nord-est de la Finlande. Il y réalise une série de paysages hivernaux dans lesquels le motif de la forêt enneigée s’efface au profit d’une vision quasi abstraite. Les arbres disparaissent sous un épais manteau cotonneux animé de délicates nuances de rose et de mauve. En 1925, le peintre offre Forêt en hiver, Kinahmi au prince Eugène de Suède, lui-même artiste, qui lui rend visite à Halosenniemi. |
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Pekka Halonen. Jour d'hiver, 1895. Huile sur toile. Collection particulière.
Pekka Halonen peint ses premiers paysages d'hiver en 1895 à Sortavala, sur la pointe nord du lac de Ladoga en Carélie. Malgré des températures très rigoureuses, le peintre travaille plusieurs heures d'affilée en plein air, pour capter les ombres bleutées sur la neige. Cette œuvre se distingue par le motif exceptionnel du lièvre sur la gauche s'échappant dans le paysage. On peut l’interpréter comme un autoportrait de l’artiste fusionnant avec la nature, tel un chamane. |
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Pekka Halonen. Paysage d’hiver, Kinahmi, 1923. Huile sur toile, 95,5 × 65,5 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. Dépôt de la Fondation Alfred Kordelin. © Finnish National Gallery / Jenni Nurminen. |
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Pekka Halonen. Paysage d’hiver, 1895. Huile sur toile, 76 × 57 cm. Helsinki, collection particulière. © Photo Harri Silander. |
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Pekka Halonen. Soir de gel, 1923. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Scénographie |
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Pekka Halonen. Bouleaux sous le soleil d'hiver, 1912. Huile sur toile, 75 x 58 cm. Helsinki, collection particulière. © Photo Harri Silander.
Dans les années 1910, sous l’influence des nouvelles tendances internationales (fauvisme et néo-impressionnisme), le style de Pekka Halonen évolue vers une palette chromatique plus vive et une touche plus visible. Les paysages d'hiver se font plus lumineux, irradiés de touches de bleu, de rose et d'orange, dynamisés par les ombres bleutées ou violacées des arbres sur la neige, comme dans Bouleaux sous le soleil d'hiver et Paysage d'hiver ensoleillé. |
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Pekka Halonen. Rochers couverts de neige et de glace, 1911. Huile sur toile, 96 × 155,5 cm. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. © Finnish National Gallery / Aleks Talve.
Jusque-là réputé pour ses paysages de plein hiver, Pekka Halonen découvre aussi le soleil glacial des journées de printemps, qui fait scintiller la neige. Dans les années 1910, ses œuvres se caractérisent ainsi par une lumière éblouissante, une touche en épaisseur et une palette composée de couleurs pures. Le peintre s'inspire bien souvent de son environnement le plus proche: Rochers couverts de neige et de glace représente la vue qui se déploie devant la porte de son atelier. |
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Pekka Halonen. Paysage d’hiver ensoleillé, 1911. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande. |
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Pekka Halonen. Paysage d'hiver, 1913. Huile sur toile. Collection particulière. |
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Sortie de l'exposition |
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Pekka Halonen. Paysage d'hiver, 1932. Huile sur toile. Helsinki, musée d’Art de l’Ateneum, galerie nationale de Finlande, collection Ritva et Erkki Laatto. |
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SYMPHONIE EN BLANC MAJEUR
À l'occasion de l'exposition, la maison de composition de parfum dsm-firmenich a imaginé trois parfums inspirés de l'univers du peintre finlandais. La neige tombe en silence, douce et mystérieuse. Le froid se révèle dans la fraicheur tranchante des essences de menthe et d'eucalyptus, comme un vent glacé qui frôle la peau. Un souffle pur, porté par l'Hivernal®, révèle des nuances glaciales. En arrière-plan, tout devient doux: la rondeur silencieuse du paysage enneigé enveloppe d'un cocon blanc et feutré: musc et santal prolongent l'effet réconfortant et immaculé de la neige.
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