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Parcours en images de l'exposition
MOI ET LES AUTRES
Regards d’artistes sur nos vies en ligne
avec des visuels
mis à la disposition de la presse
et nos propres prises de vue
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Titre de l'exposition |
L'arrivée d'Internet a bouleversé nos rapports sociaux. En quelques décennies, il est devenu non seulement un outil, mais aussi tout un écosystème: un espace de vie, de socialisation, de création où se mêlent les images, les mots, les traces et les désirs de milliards d'individus. Pourtant, cette transformation suscite de nombreuses craintes relayées par les sphères médiatiques et académiques: Internet nous rendrait grégaires, nuirait à nos échanges et à notre façon de vivre ensemble.
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La Fondation groupe EDF vous invite à réfléchir à ces nouvelles connexions réelles et virtuelles. Moi et les autres donne la parole aux artistes en explorant trois niveaux de sociabilité en ligne: ego, alter, holo. De soi aux autres, l'exposition interroge nos manières d’être en relation.
Face à ces mutations, se pose la question d’un entre-soi exacerbé par le numérique. Le Web, les applications de rencontre, les réseaux sociaux nous enferment-ils dans des bulles algorithmisées? Ou à l'inverse, trouvons-nous en Internet un refuge pour se construire une identité, un territoire privilégié où rencontrer d'autres alters?
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Texte du panneau didactique. |
1 - EGO
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Scénographie |
L’un des changements majeurs qu'internet a engagé dans nos relations avec les autres est celui de la visibilité; la surexposition ou son contraire la sous-exposition des individus. Sur Internet, les algorithmes jouent un rôle d'amplificateur, d'accélérateur de popularité ou de haine par le décompte des likes, commentaires et partages.
Dans cette section, les artistes montrent la difficulté de vivre dans un monde où nous sommes en quête de reconnaissance et d'identité: qu'il s'agisse des standards illusoires, des normes du regard ou de l'isolement qui peut en découler.
L'isolement et la mise en scène de soi sont aussi les conséquences de normes sociales parfois écrasantes. Internet est ainsi devenu un nouvel espace pour incarner le jeu du théâtre social, qu'il soit émancipateur ou réducteur
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Texte du panneau didactique. |
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Cartel destiné au jeune public. |
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Scénographie. |
Née en 1964 à Chambéry, France. Vit et travaille à Verneuil-sur-Havre, France.
Selfie, 2023 - Sans titre, 2020 - Sans titre, 2024. Lavis d'encre sur papier. Courtesy Semiose, Paris. Adagp, Paris, 2026.
Avec ces immenses lavis d’encre sur papier, Françoise Pétrovitch dévoile des instants intimes de l'adolescence. L'encre utilisée avec ses coulures colorées renforce les regards absents des personnages, créant une atmosphère à la fois délicate et inquiétante.
De nos jours, l'isolement, l'apparence et les relations entre les êtres passent aussi par l'écran d'un téléphone. Tout en étant absorbé à naviguer sur internet, un nouveau rapport social se développe pour les individus autour de cet outil numérique. Le téléphone incarne cette ouverture sur le monde virtuel où les liens qui se tissent en ligne peuvent être aussi importants que ceux du monde réel. |
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Texte du panneau didactique. |
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Françoise Pétrovitch. Selfie, 2023.
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Françoise Pétrovitch. Sans Titre, 2020. |
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Françoise Pétrovitch. Sans Titre, 2024. |
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Katherine Longly. FAILED I HAVE, IN EXILE I MUST GO, 2020-2023. |
Née en 1980 à Messancy, Belgique. Vit et travaille à Bruxelles, Belgique.
FAILED I HAVE, IN EXILE I MUST GO, 2020-2023. Impressions UV sur papier Kozo (utilisé pour les shoji, cloisons coulissantes japonaises traditionnelles), tablettes numériques, impression photo, encadrement en bois. Courtesy de l'artiste.
Le mot «hikikomori» désigne des personnes qui s'isolent dans leur chambre pour s'éloigner de toute relation sociale pendant une longue période. Elles communiquent avec le monde extérieur principalement par Internet.
En proposant un regard empathique sur les hikikomoris, Katherine Longly démystifie nos visions caricaturales de l'isolement en ligne. Des tablettes numériques font apparaître puis disparaitre le témoignage de ces personne isolées: on découvre que leur monde virtuel a un rôle puissant leur permettant de canaliser leurs angoisses et de maitriser leurs liens sociaux. |
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Texte du panneau didactique. |
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Katherine Longly. FAILED I HAVE, IN EXILE I MUST GO (détail), 2020-2023. |
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Katherine Longly. FAILED I HAVE, IN EXILE I MUST GO, 2020-2023. |
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Katherine Longly. FAILED I HAVE, IN EXILE I MUST GO (détail), 2020-2023. |
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Katherine Longly. FAILED I HAVE, IN EXILE I MUST GO (détail), 2020-2023. |
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Née en 1992 à Saint-Affrique, France. Vit et travaille à Paris
Être belle comme elles, 2023. Tirages jet d'encre sur papier Canson Baryta contrecollés sur aluminium. Collection macLYON, Inv.: 2024.31. Courtesy de l'artiste et Galerie Laurent Godin. Adagp, Paris, 2026.
Maquillage: Ondine Marchal
Marilou Poncin explore la mise en scène du corps féminin. Cette série de photographies montre la transformation progressive de l'artiste en Kim Kardashian, icône américaine du XXIe siècle. Maquillage, perruque et vêtements de contention sculptent le corps et remodèlent le visage.
Être belle comme elles met en lumière la standardisation d'une beauté illusoire. Cette œuvre interroge notre volonté d'échapper au réel par l’artifice. À l'heure où les outils technologiques rendent toujours plus accessibles des mondes fantasmés, Internet s'impose comme un nouvel espace de mise en scène, de transformation de soi et d'invention d'autres réalités |
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Texte du panneau didactique. |
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Marilou Poncin. Être belle comme elles (détail), 2023. |
Né en 1992 à Ankara, Turquie. Vit à Amsterdam, Pays-Bas.
a guy under the influence, 2020. Vidéo 4K, son, TV HD 75”, lecteur multimédia, attaches murales et enrouleur de câble électrique. Courtesy de l'artiste et Edouard Montassut, Paris. Collection Frac Picardie Hauts-de-France.
À l’intérieur de ces grands écrans, un géant dont le style est inspiré des cartoons américains essaye de s'endormir. Malgré sa taille hors normes, il semble vulnérable. L'artiste joue avec notre perception: les micromouvements du personnage et son murmure confus nous interroge sur son état d'esprit. Le titre a guy under the influence nous laisse présager que quelque chose ou quelqu'un le contrôle.
L’utopie de liberté, d'ouverture et de démocratie prônée au début d'Internet a parfois pu évoluer vers un espace porteur d’angoisses. Avec une pointe d'humour noir, Özgür Kar rapporte la situation ordinaire du dormeur à une histoire plus cynique, celle de l'enfermement dans les mondes virtuels et plus largement dans une société où le cadre prédomine.
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Texte du panneau didactique. |
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Özgür Kar. a guy under the influence, 2020 (vidéo). |
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Randa Maroufi. Dans mon réseau, 2020, film. |
Née en 1987 à Casablanca, Maroc. Vit et travaille à Paris.
Dans mon réseau, 2020
Film, 16'15". Courtesy de l'artiste. Adagp, Paris, 2026.
Un projet des jeunes des Ateliers Médicis de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, écrit et réalisé par Randa Maroufi, LE BAL - La Fabrique du Regard, 2020. Production: LE BAL - La Fabrique du regard dans le cadre du programme Que Faire? Co-production: Les Ateliers Médicis.
En 2021, Randa Maroufi mène un atelier avec des jeunes de Cichy-Montfermeil dans le cadre du programme «Que Faire?», porté par LE BAL - La Fabrique du Regard. À partir de la question «Voir, c'est croire: la preuve par l’image?» ils réalisent ensemble le court métrage Dans mon réseau.
Dans mon réseau critique les mécanismes et les codes publicitaires des influenceurs en ligne qui vendent des histoires qui n'existent pas. L'artiste donne la parole aux jeunes qui deviennent narrateurs du film.
Ces voix affirment une volonté d'imaginer des formes de représentation plus sincères et plus personnelles. |
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Texte du panneau didactique. |
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Générique du film de Randa Maroufi, Dans mon réseau. |
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Randa Maroufi. Dans mon réseau, 2020, film. |
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Ben Grosser. Protocols of Looking, 2011 (vidéos). |
Né en 1972 à Chicago, États-Unis. Vit et travaille à Urbana, Illinois, États-Unis.
Protocols of Looking, 2011. Écrans interactifs, moniteur vidéo, caméras, ordinateur, logiciel customisé. Courtesy de l'artiste.
Ben Grosser, artiste et universitaire américain, s'intéresse à la manière dont les plateformes numériques façonnent nos comportements. En société, le regard est strictement codifié: regarder sans autorisation nous fait passer pour des voyeurs, et, lorsque nous y sommes surpris, cela nous oblige à détourner les yeux. Les réseaux sociaux bouleversent pourtant ces règles en nous permettant d'observer en permanence le profil de n’importe qui, sans jamais être vus.
Dans cette installation, le portrait affiché à l'écran est équipé d’un système de tracking: lorsque vous le regardez, son regard se détourne. Simultanément, votre propre visage apparaît sur un écran derrière le mur, car vous êtes filmé à votre insu. Cette mise en scène soulève une question essentielle: notre comportement change-t-il lorsque nous savons que nous sommes exposés?
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Texte du panneau didactique. |
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Ben Grosser. Protocols of Looking, 2011 (vidéo). |
2 - ALTER
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Scénographie |
En permettant la discussion instantanée sans contrainte géographique ou économique, Internet est à considérer comme un espace d'échanges et de possibilités. La toile est à la fois un prolongement de nos vies hors ligne et un espace de rencontre bien plus vaste que notre environnement social restreint.
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Rencontrer un alter en ligne peut résulter d’une volonté manifestée par l'utilisateur ou être une rencontre fortuite, lors d’un jeu multijoueur par exemple. Les algorithmes jouent alors avec la notion de recommandation et de hasard, et permettent de réunir des personnes très différentes autour d’un intérêt commun.
La vie en ligne, souvent opposée à la vie réelle, n’est pas un espace hors du monde. Les artistes de ce chapitre explorent la porosité et les possibilités d’un espace entre réel et numérique où nous pouvons créer une relation empathique avec nos alters inconnus, délaissés ou disparus.
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Texte du panneau didactique.
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Laurent Grasso. Visibility is a trap, 2026. |
Né en 1972 à Mulhouse, France. Vit et travaille à Paris.
Visibility is a Trap, 2026. Néon, transformateur. Courtesy de l'artiste. Adagp, Paris, 2026.
Située au sous-sol de l'exposition, cette œuvre joue avec la notion de piège et place le visiteur face à ses propres perceptions. Visibility is a Trap nous invite à interroger la vérité des images et les mécanismes du regard.
À une époque où Internet rend le monde toujours plus visible, nos manières de voir et de comprendre sont sans cesse sollicitées. En utilisant le néon comme matériau, l'artiste questionne la confiance que nous accordons à ce qui est mis en lumière. Cette œuvre nous rappelle ainsi que la vérité peut aussi résider dans l'invisible.
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Texte du panneau didactique. |
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Laurent Grasso. Visibility is a trap (détail), 2026. |
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Laurent Grasso. Visibility is a trap (détail), 2026. |
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Laurent Grasso. Visibility is a trap (détail), 2026. |
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Nicolas Bailleul. Les Survivants, 2019, film. |
Né en 1991 à Paris, France. Vit et travaille à Paris.
Les Survivants, 2019. Film documentaire et fiction, 27'. Courtesy de l'artiste. Montage et scénario: Nicolas Bailleul. Musique: Diego Bruni-Arbiser. Avec Élie Huault, Léo Hoffsaes, Soal51, Anonimô, Marcus Barut, Tau Barut, Vincent Bailleul et Boris / Production: COMET Films. Avec le soutien du Shadok (Strasbourg).
Dans le décor virtuel d'une forêt issue du jeu vidéo Battlegrounds, des joueurs du monde entier parlent de la pluie et du beau temps entre deux affrontements. À la fois vidéo documentaire et fiction, l'œuvre Les Survivants capte les conversations de Nicolas Bailleul avec d'autres joueurs. Pendant plusieurs années, l'artiste leur a posé une question simple mais déstabilisante, à la fois intime et intrusive: «Peux-tu me décrire ta chambre?». Les réponses varient entre hostilité, réserve et amusement.
Les Survivants raconte une expérience sociale du jeu en ligne: moqueries, discours absurdes, rires, mais aussi échanges sincères qui se transforment parfois en amitiés. Dans ces dialogues, la chambre et la forêt deviennent des espaces de rencontre où les frontières avec le réel se brouillent et se recomposent.
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Texte du panneau didactique. |
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Nicolas Bailleul. Les Survivants, 2019, film. |
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Scénographie. Au centre, Magalie Mobetie. Mourning cloud, will we all end up in the cloud(s)?, 2022. |
Née en 1996 à Mulhouse, France. Vit et travaille à Paris et Guadeloupe, France.
Mourning cloud, will we all end up in the cloud(s)?, 2022. 1000 gypsophiles artificielles, écran TV, gazon artificiel, application sur tablette, deepfake. Courtesy de l'artiste. Adagp, Paris, 2026.
Une production Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains. Accompagnement: Justine Emard et Barbara Merlier. Ingénieure son: Valentine Gelin. Programmation et 3D: Nicolas Marichez et Thibault William.
L'œuvre de Magalie Mobetie propose un temps de recueillement, invitant le public à dialoguer avec son propre «fantôme» numérique ou celui d’un proche disparu. Dans cette œuvre, le nuage de fleurs fait référence au cloud (espace de stockage numérique). Ce nuage est la métaphore d’un «ciel» où résident les morts.
Les plateformes numériques n’ont pas été pensées pour disparaître avec leurs utilisateurs: le profil d'une personne décédée peut subsister pendant des années, figé sur Internet. À travers Mourning cloud, Magalie Mobetie propose de créer un espace mémoriel chargé d'émotions et de souvenirs. L'artiste questionne ainsi nos présences humaines sur Internet: sont-elles vouées à survivre au-delà de la matière, sauvegardées dans un vaste nuage numérique?
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Texte du panneau didactique. |
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Magalie Mobetie. Mourning cloud, will we all end up in the cloud(s)?, 2022. |
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Léa Belooussovitch. Série Pleureurs, 2022. |
Née en 1989 à Paris. Vit et travaille à Bruxelles, Belgique.
Série Pleureurs, 2022. Dessin aux crayons de couleur sur feutre de laine. Courtesy de l'artiste. Adagp, Paris, 2026.
L'artiste puise ses sujets dans des images diffusées sur internet ou publiées dans la presse. La série Pleureurs s'inspire de visages de personnes en larmes, capturés lors de différents événements dramatiques. Souvent en arrière-plan dans les photographies d'origine, ces visages deviennent les protagonistes de ses dessins, révélant la personne humaine derrière l'évènement. Comme si nos propres yeux étaient embués de larmes, le floutage vient apaiser la violence des images pour faire naître en nous une empathie nouvelle.
Pour réaliser ces dessins, l'artiste frotte et gratte du feutre de laine avec des crayons de couleur. Un processus agressif qui, paradoxalement, donne aux images un rendu doux et enveloppant. À travers ces œuvres, Léa Belooussovitch cherche à susciter un double mouvement d'attraction et de répulsion, reflétant notre expérience face aux images souvent douloureuses de l'actualité en ligne.
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Texte du panneau didactique. |
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Léa Belooussovitch. Série Pleureurs (détail), 2022. |
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Léa Belooussovitch. Série Pleureurs (détail), 2022. |
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Léa Belooussovitch. Série Pleureurs (détail), 2022. |
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Jeanne Susplugas. Boîte de déception, 2005. |
Née en 1974 à Montpellier, France. Vit et travaille à Paris.
Boîte de déception, 2005. Boîte lumineuse. Courtesy de l'artiste. Adagp, Paris, 2026.
Au tournant des années 2000, l’arrivée d'Internet domestique et des premières messageries électroniques suscite excitation et espoir, celui de nouvelles formes de communication et d'un lien social élargi. La «boîte de réception» devient alors le symbole de cette modernité connectée, promesse de messages, de rencontres et d'échanges instantanés.
Boîte de déception détourne avec humour cette icône naissante. Cette pièce souligne le décalage entre l'attente d'un flux de messages porteur de sociabilité et la réalité plus contrastée: des boîtes souvent vides, des réponses qui se font attendre, ou encore des messages énigmatiques, les spams. L'œuvre interroge, dès les origines du numérique, ce que l'utopie d’un lien social élargi peut contenir de limites et de désenchantement.
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Texte du panneau didactique. |
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Cartel destiné au jeune public. |
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Philippe Parreno. Speech Bubbles, 1997. |
Né en 1964 à Oran. Algérie. Vit et travaille à Paris.
Speech Bubbles, 1997. Ballons en Mylar, hélium. Courtesy de l'artiste. Collection Frac Grand Large - Hauts-de-France.
En 1997, l'artiste crée Speech Bubbles, une installation constituée de ballons gonflés à l’hélium, évoquant des bulles de conversation. Suspendues dans les airs, ces bulles incarnent les mots encore non prononcés, mais susceptibles d'advenir. Inspiré par les bulles de la bande dessinée, ce motif iconique fait aujourd’hui écho à nos échanges numériques.
L'installation peut apparaître comme une diversité de bulles reflétant la masse des interactions. Mais ces ballons peuvent également représenter des messages sans mots, vidés de leur sens. À travers Speech Bubbles, Philippe Parreno nous invite à imaginer toutes les possibilités d'échanges qui restent à accomplir.
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Texte du panneau didactique. |
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Philippe Parreno. Speech Bubbles (détail), 1997. |
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Philippe Parreno. Speech Bubbles, 1997. |
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Cartel destiné au jeune public. |
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Sophie Calle. À l'affût, 2017-2024.
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Née en 1953 à Paris. Vit et travaille à Malakoff, France.
Série À l'affût, 2017-2024. Bon parti pouvant remplacer mère morte - Essentiellement bon et doux (1950-1960). Avec ou sans tâche - Riche même laid (1905 -1914). Impression lithographique sur papier BSK Rives, tirage digital, cadres en érable. Commande de la Fondation groupe EDF pour l'exposition. Courtesy de l'artiste et Galerie Emmanuel Perrotin, Paris. Adagp, Paris, 2026.
Dans la série d'œuvres À l'affût, l’artiste Sophie Calle recueille les petites annonces matrimoniales publiées tout au long du XXe siècle dans les revues Le Chasseur français ou Le Nouvel Observateur. En bleu, les souhaits de femmes sont regroupés à côté de ceux des hommes, en rouge. Au-dessus, on retrouve une photographie issue du monde de la chasse représentant un mirador ou une proie.
Parfois cocasses, parfois tendres, ces courtes annonces révèlent les attentes de leurs auteurs, souvent exigeantes. Rassemblées dans un même cadre, à l'instar d’un tableau de chasse, elles sont teintées d’une amusante sincérité. Ces annonces sont proches de celles laissées sur Internet dans les applications comme Tinder ou Meetic poussant l'artiste à poursuivre sa recherche poétique sur les plateformes de rencontres en ligne.
À partir de ces textes, Sophie Calle transforme la conquête amoureuse en une surprenante partie de chasse. Cette série révèle que les mœurs évoluent au fil des années mais les procédés de rencontres, eux, traversent le temps.
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Texte du panneau didactique. |
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Sophie Calle. À l'affût, légende. |
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Sophie Calle. À l'affût. Riche même laid (1905-1914), 2017-2024.
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Sophie Calle. À l'affût. Avec ou sans tâche (1905-1914), 2017-2024.
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Sophie Calle. À l'affût. Bon parti, pouvant remplacer mère morte (1950-1960), 2017-2024.
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Sophie Calle. À l'affût. Essntiellement bon et doux (1950-1960), 2017-2024.
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Lauren Lee MacCarthy et David Leonard. I.A Suzie, 2019 |
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Cartel destiné au jeune public. |
Née en 1987 à Boston, États-Unis. Vit et travaille à Los Angeles.
Social Turkers, 2013. Performance, logiciel, site web, video, 1'49”. Courtesy de l'artiste.
Pour cette performance réalisée en 2013, Lauren Lee McCarthy décide de prendre rendez-vous avec des personnes trouvées sur un site de rencontres en ligne appelé OkCupid. Diffusant ces rendez-vous en direct sur Internet, elle demande à des «social turkers» (des travailleurs qu'elle rémunère) de regarder cette vidéo live et lui dire comment réagir. Les instructions des social turkers lui sont alors communiquées par SMS, puis exécutées immédiatement par l'artiste.
Une fois la rencontre terminée, l'artiste dépose ses impressions sur un blog. Elle est parfois soulagée de savoir qu'elle n'est pas seule pour vivre ce moment, parfois désorientée par le fait d'agir en contradiction avec ses sentiments. Le regard d'observateurs tiers nous interroge: il est susceptible de nous rendre plus conscients de nos relations mais aussi de nous aider à sortir de nos schémas habituels. Avec Social Turkers, Lauren Lee McCarthy envisage les espaces en ligne comme des outils d'expérimentation pour nos rapports sociaux.
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Née en 1987 à Boston, États-Unis. Vit et travaille à Los Angeles.
Né en 1977 à Los Angeles, États-Unis. Vit et travaille à Los Angeles.
I.A Suzie, 2019. Performance avec Mary Ann Dooley, logiciel, vidéo, 9'04". Courtesy des artistes.
Lors d'une performance d'une semaine, les artistes ont incarné une intelligence artificielle domestique chez Mary Ann, une femme de 80 ans vivant en Caroline du Nord. Grâce à un système domotique conçu pour l'œuvre, les artistes ont pu lui parler, la surveiller en permanence et contrôler les appareils de sa maison.
La vidéo documente cette performance et la relation singulière qui s’est progressivement nouée entre Mary Ann et cette présence virtuelle. En plaçant le spectateur dans la position même de l'assistant, l'œuvre nous confronte directement aux dilemmes éthiques liés à l’utilisation de ces systèmes. Dans un contexte de vieillissement massif des populations, la performance de Lauren Lee McCarthy et David Leonard interroge ces nouvelles formes d'accompagnement et la place que pourrait prendre l'intelligence artificielle dans nos relations sociales.
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Texte du panneau didactique. |
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Texte du panneau didactique. |
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Lauren Lee MacCarthy. Social Turkers, 2013. |
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Lauren Lee MacCarthy. Social Turkers, 2013. |
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Valentina Peri. Joan Ball. The Lady of Computer Dating, 2023. |
Née en 1983 à Brescia,Iitalie. Vit et travaille à Paris.
Joan Ball. The Lady of Computer Dating, 2023. Film, 35'14". Courtesy de l'artiste. Écrit, réalisé et produit par Valentina Peri. Direction de la photographie et montage: Jhenyfy Muller. Photographie: Norbert Kniat et David Kindred. Avec Joan Ball. Un film de Valentina Peri, en collaboration avec la réalisatrice Jhenyfy Muller. Produit dans le cadre de “The Museum of Dating”, exposition curatée par Valentina Peri. Avec le soutien de Fluxus Art Projects.
Ce film retrace le parcours de Joan Ball, à la tête d'une agence matrimoniale à Londres qui a pressenti que les ordinateurs incarneraient l'avenir des rencontres. E, 1964, elle lance le St James Computer Dating Service, un service de rencontres par ordinateur, devenu Com-Pat.
Rencontrer Joan Ball nous permet de mieux comprendre l'adaptation du calcul de compatibilité appliquées aux rencontres amoureuses et nous montre que depuis l'arrivée des applications de rencontre en ligne, ce procédé n'a pas beaucoup évolué. Ce film s'insère dans un projet plus global de l'artiste appelé The Museum of Dating, dans lequel elle rassemble divers objets, archives et œuvres d'art retraçant l'histoire souvent méconnue de la rencontre amoureuse en ligne.
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Texte du panneau didactique. |
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Valentina Peri. Joan Ball. The Lady of Computer Dating, 2023. |
3 - HOLO
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Scénographie |
Le changement majeur apporté par Internet dans notre sociabilité est la réduction des coûts pour se regrouper: en temps, en voyages et en espace. De manière inédite, le numérique permet l'émergence de communautés d'intérêt impossibles hors ligne. Les internautes s'unissent pour partager des moments, des passions, de l'information, ou encore contribuer collectivement à la fabrication du savoir.
Holo, du grec holos, signifie le tout. Il désigne la conscience d’un monde unifié par le flux, une planète désormais tissée par les réseaux. Avant d'entrer dans le langage courant pour désigner des espaces numériques, la toile et le réseau social se réfèrent à un système de liens. Les individus en ligne se rassemblent et forment des constellations, des mini-mondes, des «méta-villages», autant de formes que les artistes s’approprient pour représenter ces communautés.
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Si Internet a été créé dans le cadre d’un projet vertueux, celui du partage de la connaissance et de la coopération en réseaux, certaines plateformes centralisent aujourd'hui ces usages pour des raisons économiques. Ce changement de paradigme permet-il de faire société en ligne?
Notre sociabilité semble bel et bien avoir changé avec l'arrivée d'Internet. Ses possibilités d'ouvertures ont rendu visibles bon nombre de comportements divergents et nous renvoient souvent l’image d'une société polarisée et compétitive. Avec Internet, nous sommes tout d’un coup saisis de façon plus intense par la diversité du monde.
Dans cette section, les artistes Ben Grosser et Aram Bartholl interrogent de manière critique l'économie des réseaux, tandis que Juliette Green et Neïl Beloufa se projettent vers des modèles possibles de collaboration en ligne.
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Texte du panneau didactique. |
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Texte du panneau didactique. |
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Scénographie |
Née en 1992 à Ayguemorte-les-Graves, France. Vit et travaille à Toulouse, France.
Wood Wide Web, 2023. Tirages sur support contrecollé. Courtesy de l'artiste.
L'analogie entre le biologique et le numérique est au cœur de l’œuvre Wood Wide Web de Béatrice Lartigue. L'artiste explore les correspondances entre le réseau mondial d'Internet et les systèmes racinaires du monde végétal, notamment les réseaux des champignons, qui s'étendent à l'échelle de la planète.
Observée à travers la caméra d’un téléphone, l'œuvre s’anime: les formes abstraites et organiques se mettent en mouvement, révélant des structures en perpétuelle transformation. Réalisée avec l'intelligence artificielle, cette œuvre propose une métaphore poétique et critique de notre monde connecté, invitant à repenser la cohabitation entre la technologie et le vivant.
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Texte du panneau didactique. |
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Béatrice Lartigue. Wood Wide Web (détail), 2023. |
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Béatrice Lartigue. Wood Wide Web, 2023. |
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Cartel destiné au jeune public. |
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Béatrice Lartigue. Wood Wide Web (détail), 2023. |
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Scénographie |
Glitch#23 (Paris), 2024. Gouache sur carton. 8 x 8 cm. Courtesy 22,48m2, Romainville.
Ces petits polygones révèlent un foisonnement de détails peints à la gouache. Réel, virtuel et imaginaire s'entremêlent: les scènes s'inspirent d'appartements d'amis de l'artiste, de récits proposés sur les réseaux sociaux ou d'images entièrement imaginées. Par ces compositions colorées et festives, l'artiste esquisse la vision d'un monde joyeux. Des espaces intimes mais tous connectés.
Chaque carton, inspiré par l'esthétique de certains jeux en ligne, renferme des micro-mondes. Paola Ciarska y donne à voir la coupe intérieure d'immeubles, où des dizaines de personnages s'adonnent à des plaisirs ordinaires ou décalés: danser, discuter, se déguiser, chatter en ligne.
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Texte du panneau didactique. |
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Paola Ciarska. Glitch#23, 2024.
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Paola Ciarska. Glitch#23, 2024.
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Paola Ciarska. Glitch#23, 2024.
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Nicolas Bailleul et Lorena Lisembard. «C'est Internet.», 2026. |
Né en 1991 à Paris. Vit et travaille à Paris.
Née en 1996 à Clichy, France. Vit et travaille à Paris.
«C'est Internet.», 2026. Tapis textile imprimé, objets de merchandising, photographies. Courtesy des artistes.
Au centre de cette installation, les artistes ont reproduit sur textile le circuit du GP Explorer, un événement organisé en 2023 par l’influenceur Squeezie. Cette course de Formule 4, réunissant des influenceurs et des personnalités publiques, a attiré plus de 60000 spectateurs au Mans. |
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Nicolas Bailleul et Lorena Lisembard proposent une lecture critique de ce phénomène. Leur travail fait coexister, sur un support inspiré des tapis de voitures pour enfant, différents espaces symboliques et des objets de supporters.
L'œuvre interroge ainsi la rencontre entre communautés en ligne, espace réel et logique commerciale. Cette réflexion conduit à considérer le GP Explorer comme bien plus qu'une simple course automobile: un exemple marquant de la capacité d'internet à créer des communautés et de les réunir dans un espace réel.
Cette installation poursuit le travail de recherche des artistes dans leur ouvrage C'est Internet, Itinéraire alternatif pour penser le GP Explorer consultable à la bibliothèque de la Fondation.

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Texte du panneau didactique. |
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Nicolas Bailleul et Lorena Lisembard. «C'est Internet.» (détail), 2026. |
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Nicolas Bailleul et Lorena Lisembard. «C'est Internet.» (détail), 2026. |
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Nicolas Bailleul et Lorena Lisembard. «C'est Internet.» (détail), 2026. |
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Martine Neddam. Mouchette, 1996. |
Née en 1953 à Oran, Algérie. Vit et travaille à Amsterdam, Pays-Bas.
Mouchette, 1996. Capture d'écran de Mouchette.org. Courtesy de l'artiste. Adagp, Paris, 2026.
Aux débuts d'Internet en 1996, Martine Neddam crée le site Mouchette.org, une œuvre pionnière qui anticipe l'émergence des blogs. Son nom est emprunté au personnage de Mouchette, créé par Georges Bernanos dans Nouvelle histoire de Mouchette en 1937, où il dépeint la vie tragique d'une adolescente confrontée à la violence sociale du XXe siècle.
Martine Neddam transpose ce personnage à l'ère numérique, imaginant Mouchette.org comme le site personnel de l'héroïne au XXIe siècle. Interactif et labyrinthique, il se déploie à travers une succession de petits récits menant aux pensées du personnage. Le site devient un refuge pour Mouchette mais aussi un espace de dialogue où chaque interaction constitue l'œuvre elle-même.
Le tirage présenté dans l'exposition est une capture d'écran extraite du site Mouchette.org. Intrigante et déstabilisante, l'image montre la langue de Mouchette pressée contre l'écran, invitant l'internaute à reproduire son geste. Par ce dispositif, Martine Neddam explore la possibilité d'une forme de proximité corporelle à travers l'interface.
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Texte du panneau didactique. |
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Martine Neddam. Visions of Mouchette, 2024 (vidéo). |
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Martine Neddam.
Visions of Mouchette, 2024. Vidéos. Summoning Spirits in Fear Show by Nikitos and Romanos, 13'36''. Victory Show by Victoria, 6'24". Not for the faint of heart by GirlFoks, 15'34". Creepy Things by Blast, 4'40". Courtesy de l'artiste. Adagp, Paris, 2026.
Le site Mouchette.org se construit comme une constellation d'échanges entre l'artiste et les internautes. Trente ans après sa création, il apparaît dans des listes de «scary sites» diffusées sur les réseaux sociaux russes. Ces vidéos trouvées sur Internet montrent des enfants et des adolescents explorant le site avec un mélange de dégoût, de fascination et de créativité.
Rare exemple de site web ayant traversé les décennies, Mouchette.org subsiste grâce au travail de préservation engagé par l'artiste. Toujours actif, il continue de susciter l'attention et d'inviter le public au dialogue.
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Martine Neddam. Visions of Mouchette, 2024 (vidéo). |
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Juliette Green. Le numérique favorise-t-il plutôt la coopération ou la compétition?, 2026. |
Née en 1995 à Semur-en-Auxois, France. Vit et travaille à Paris.
Le numérique favorise-t-il plutôt la coopération ou la compétition?, 2026. Encre sur papier et dessin mural. Commande de la Fondation groupe EDF pour l'exposition. Adagp, Paris, 2026.
Dès l'adolescence, Juliette Green développe une méthode de prise de notes mêlant texte et dessin. À partir d'une question centrale, elle élabore des histoires organisées en diagrammes, labyrinthes ou en réseau. Pour l'exposition, l'artiste interroge notre manière de faire société en ligne: le numérique favorise-t-il la coopération ou la compétition? À travers ces dessins, l’artiste explore les multiples formes d'engagement sur Internet. Chaque contribution d’un internaute s'inscrit dans un réseau plus large. Juliette Green invite à imaginer des dynamiques collaboratives en ligne tout en questionnant les logiques compétitives, perçues à la fois comme source d'angoisse et comme moteur de dépassement de soi. Le numérique apparaît comme un espace complexe, permettant aussi de nombreuses formes de solidarité.
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Texte du panneau didactique. |
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Juliette Green. Le numérique favorise-t-il plutôt la coopération ou la compétition?, 2026 (détail).
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Juliette Green. Le numérique favorise-t-il plutôt la coopération ou la compétition?, 2026 (détail).
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Juliette Green. Le numérique favorise-t-il plutôt la coopération ou la compétition?, 2026 (détail).
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Juliette Green. Le numérique favorise-t-il plutôt la coopération ou la compétition?, 2026 (détail).
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Juliette Green. Le numérique favorise-t-il plutôt la coopération ou la compétition?, 2026 (détail).
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Juliette Green. Le numérique favorise-t-il plutôt la coopération ou la compétition?, 2026 (détail).
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Né en 1972 à Bremen, Allemagne. Vit et travaille à Berlin, Allemagne.
On the brink, 2024. Chaise pliante, téléphone cassé, diffuseur de brume à ultrasons. Courtesy de l'artiste.
En utilisant des symboles familiers du monde numérique, Aram Bartholl invite à réfléchir à la manière dont nous utilisons les technologies au quotidien. Posé sur une chaise ordinaire, peut-être celle d’un gardien, un téléphone diffuse une fumée continue. Littéralement figuré en état de surchauffe, cet objet devient l’allégorie d’un flux incessant d'informations qui défile sur nos écrans, à une vitesse que nous ne maîtrisons plus.
Le titre On the brink, «sur le point de», évoque un seuil critique. Encore fumant, l’objet suggère un monde prêt à basculer. Entre constat et mise en garde, l'œuvre invite à prendre conscience des bouleversements à l'œuvre sous nos yeux et d'envisager une action pour y faire face.
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Texte du panneau didactique. |
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Aram Bartholl. On the brink, 2024. |
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Ben Grosser. Order of Magnitude, 2019. Vidéo. |
Né en 1972 à Chicago, États-Unis. Vit et travaille à Urbana, Illinois, États-Unis.
Order of Magnitude, 2019. Vidéo, 47'15''. Courtesy de l'artiste.
Mark Zuckerberg est le fondateur et PDG de la plus grande entreprise de réseaux sociaux du monde. Quelles sont ses aspirations et objectifs? L'artiste Ben Grosser a examiné les apparitions filmées du chef d'entreprise allant de 2004 jusqu’à 2018. La vidéo présentée dans l'exposition rassemble tous les extraits dans lesquels il énonce des quantités (en millions ou milliards) et des mots issus du vocabulaire de la croissance.
Il en résulte un film de près de cinquante minutes qui révèle les principaux sujets d'intérêt du PDG. L’obsession des grandes compagnies de la Silicon Valley pour la croissance s'incarne directement dans la bouche de Mark Zuckerberg à travers cette vidéo. L'œuvre interroge: cette course au toujours plus est-elle souhaitable?
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Texte du panneau didactique. |
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Ben Grosser. Order of Magnitude, 2019. Vidéo. |
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Neïl Beloufa. Scénographie. |
Né en 1985 à Paris. Vit et travaille à Paris.
Saving a colleague in a war zone, 2022. Waiting for a train to arrive while a wildfire takes over a forest, 2022. MDP, cuir, cuir synthétique, LEDs. Courtesy de l'artiste et Mennour, Paris. Adagp, Paris, 2026.
Dans ces œuvres, Neïl Beloufa met en scène des situations de crise (guerre, catastrophe environnementale). Réalisées en cuir travaillé en relief, elles superposent deux images, faisant apparaître plusieurs réalités vécues en même temps à travers les écrans.
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Très critique à l'égard de l’économie des réseaux sociaux et de leur promesse de mobilisation, Neïl Beloufa aspire à trouver d’autres formes de collaboration en ligne. Son travail artistique prolonge sa réflexion sur les organisations autonomes décentralisée (DAO) qui sont des collectifs sans chef, gouvernés par des règles numériques et des décisions prises ensemble.
Les œuvres de sa série jouent ainsi sur une double lecture. D'un côté, ses personnages sans visages semblent aspirés par le défilement d'informations. De l’autre, les écrans apparaissent comme une fenêtre lumineuse, et laissent entrevoir la possibilité d’une action individuelle et collective gérée à distance.

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Texte du panneau didactique. |
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Neïl Beloufa. Waiting for a train to arrive while a wildfire takes over a forest, 2022. |
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Neïl Beloufa. Saving a colleague in a war zone, 2022. |
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Cartel destiné au jeune public. |
Sociologue, directrice d'études à l'EHESS. Vidéo, 4'39".
Depuis ses débuts, Internet met en lien des personnes autour de centres d'intérêt communs parfois très spécifiques. Amateurs de K-pop, colombophiles ou militants... Appartenez-vous à une communauté en ligne? Valérie Beaudouin nous donne les caractéristiques pour apprendre à les reconnaître et comprendre leur importance dans notre société connectée.
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Texte du panneau didactique. |
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Valérie Beaudouin. Faire collectif en ligne, vidéo. |
Sociologue digitale et chercheuse à Sciences Po Paris
Vidéo, 5'.
Les réseaux sociaux rendent visibles de nombreuses causes politiques et semblent jouer un rôle central dans les mobilisations collectives. La sociologue Jen Schradie nous rappelle cependant que les mouvements sociaux ne prennent pas d’abord forme en ligne. Ils émergent avant tout de besoins concrets et de relations tissées dans la vie réelle.
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Texte du panneau didactique. |
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Jen Schradie. Réseaux sociaux: un simple outil?, vidéo. |
4 - LA BULLE
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Scénographie |
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Scénographie |
Réalisé par Pascal Goblot et Léna Nicollet. Animation et 3D: Tristan Kebci assisté de Diego Poza. Collaboration artistique: Camille Beurton. Production: Escalenta, 2026.
Les réseaux sociaux façonnent notre sociabilité numérique. Depuis peu, on entend dire que les algorithmes influencent les échanges, les opinions et l'accès à l'information. Comprendre leur rôle devient dès lors un enjeu démocratique.
Cette installation donne les clés conceptuelles pour aborder ces dynamiques invisibles: bulles de filtres, «chambres d'écho», «logiques d'engagement»... Elle invite à observer comment l'information circule, comment elle se resserre ou s'ouvre, et comment notre libre arbitre participe à modeler ces espaces numériques.
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Texte du panneau didactique. |
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Installation de Pascal Goblot et Léna Nicollet.
Cogito Ego sum. Extraits de la vidéo.
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