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Lettre n° 636
du 15 avril 2026 |
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Nos sélections de la quinzaine |
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THÉÂTRE
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Photo Jean-Louis Fernandez
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LE CID de Pierre Corneille. Mise en scène Denis Podalydès. Scénographie Éric Ruf. Costumes Christian Lacroix, Lumières Bertrand Couderc. Conception sonore Bernard Valléry. Coiffures et maquillages Véronique Soulier-Nguyen. Avec la troupe de la Comédie-Française: Christian Gonon, Bakary Sangaré, Suliane Brahim, Benjamin Lavernhe, Didier Sandre, Jennifer Decker, Danièle Lebrun, Clément Bresson, Marie Oppert, Adrien Simion, Chahnza Grevoz, Hippolyte Orillard.
Don Rodrigue semble tout droit descendu d’une toile du Greco tant la pâleur de son long visage reflète les affres qu’il est en train de vivre. Tout se déroulait pourtant sous les meilleurs auspices. Pendant que l’infante garde secret l’amour qu’elle ressent pour lui, Rodrigue aime Chimène qui le préfère à Don Sanche, son autre soupirant. Le comte don Gomès consent même à sceller leur union. Cependant, le roi désigne Don Diègue, le père de Rodrigue, comme gouverneur du prince de Castille. Furieux d’avoir été écarté, le comte humilie Don Diègue en lui décochant un soufflet. Son père vieillissant, Rodrigue est contraint de venger l’honneur de la famille. L’issue du duel est fatale pour le comte mais rend Rodrigue digne de l’infante. Chimène demande justice au roi mais rejette la proposition de Don Sanche de la venger. Don Diègue envoie son fils affronter les Maures, un combat qui lui vaudra le titre de Cid.
«L’ amour est un tyran qui n’épargne personne». Chimène blâme sa flamme mais la volonté de venger son père est plus forte. ... (Lire la suite).
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Photo Renaud Besse-Bourdier
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TOUT CE QUE PEUT L’AMOUR. Texte de Chloé Duperrin. Adaptation et mise en scène Cécile Parichet. Avec Yelu Bao, Sarah Eskenazi, Mariane Manec’h, Julien Massetti, Romane Noulé.
L’enfant était attendu avec impatience et lorsqu’il voit le jour, le bonheur de ses parents est à son comble. Le berceau dans la chambre, Chloé et Hadj guettent le moindre vagissement, le moindre prétexte pour le prendre dans leurs bras et le bercer. Trois mois plus tard, leur petite Soley hurle et vomit. Le médecin des urgences les dirige vers un service spécialisé. Le diagnostique tombe. Ils vont vivre «au pays du cancer». Les parents ne s’avouent pas vaincus. Avoir un second avis les décide à consulter l’institut Curie et à y transférer Soley. Viennent alors les jours, puis les mois de combat durant lesquels Chloé ne quitte pas sa fille et lui transmet son amour absolu. Malgré les opérations et les traitements, la tumeur au cerveau aura raison de sa jeune vie.
Rien n’est plus épouvantable que la perte d’un enfant. Dans le service d’oncologie, ceux atteints du même mal fréquentent un moment Chloé et Soley puis la porte de leur chambre se ferme, ils ont quitté notre monde. Les soignants blasés à force de côtoyer la mort n’ont pas toujours le mot ou le geste pour apaiser les douleurs, celles physiques de Soley et celles psychologiques de ses parents. Mais Chloé fait preuve d’une combativité hors du commun, persuadée que l’on peut faire quelque chose pour sa fille puis décidée à l’accompagner jusqu’au bout. Ensuite, il y a l’après, le deuil insurmontable pour la jeune mère que Hadj ne supporte pas. Quelques années plus tard, la vie reprend ses droits sans pourtant oublier.
«Toutes les peines, on les peut supporter si on les fait entrer dans une histoire, ou si on peut raconter une histoire sur elle», écrit Karen Blixen. Chloé Duperrin a essayé. Elle a couché sur le papier sa propre histoire, une thérapie qui l’a sans doute aidée ... (Lire la suite).
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Photo Jean-Reynes
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LES VACHES LAITIÈRES ONT AUSSI DE BEAUX YEUX. Texte d’Aurélie Bargeme. Mise en scène Didier Brice. Avec Aurélie Bargème, Marie Petiot, Maxime Perrin.
La méchanceté des lycéens est sans limites. Surnommée la vache laitière par ses paires, Aurélie a accusé le coup mais assumé. Boulimique vomisseuse de 18 à 30 ans, elle croyait l’épisode enterré mais pressent chez sa fille pré-ado les mêmes interrogations qu’elle au même âge. Un gros sachet de fraises Tagada trouvé dans le sac à dos de la collégienne n’est peut-être pas innocent. Craignant qu’il arrive à sa fille ce qu’elle a vécu, elle décide de livrer ces douze années d’enfer où l’envie irrépressible de manger était quotidienne.
Aurélie Bargeme n’a laissé le soin à personne de raconter la guerre qu’elle a menée contre son ennemie n°1 et qu’elle dissimulait à tout le monde.
Sur la scène seulement occupée par un rideau noir transparent et un réfrigérateur vintage, «acteur» incontournable du spectacle, la narratrice et sa partenaire retracent les années noires avec un dynamisme à toute épreuve, ponctué par la musique de Maxime Perrin, complice hors pair. ... (Lire la suite).
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EXPOSITIONS ET SITES
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Photo National Gallery Prague
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HENRI ROUSSEAU. L’ambition de la peinture. Enfin une exposition qui met de côté la légende du «Douanier Rousseau» pour nous parler du peintre et de sa pratique artistique. Après le changement de statut de la Fondation Barnes de Philadelphie qui lui permet désormais de prêter ses œuvres, celle-ci a pu coproduire avec le musée de l’Orangerie la présente exposition. Celle-ci réunit des peintures de ces deux institutions qui possèdent, grâce au marchand Paul Guillaume, les plus grandes collections d’œuvres d’Henri Rousseau, auxquelles s’ajoutent des prêts de nombreux musées et collectionneurs d’Europe et d’Amérique. C’est donc une cinquantaine de toiles, dont les plus célèbres, qui sont présentées à Paris après Philadelphie dans un parcours en sept étapes.
Henri Rousseau (1844-1910), né à Laval, est employé au service d’octroi de la ville de Paris, d’où ce surnom de douanier que lui ont donné ses amis peintres. C’est en autodidacte qu’il pratique la peinture, avec les conseils de Jean-Léon Gérôme (1824-1904) et de Puvis de Chavannes (1824-1898). Il s’exerce aussi en faisant des copies au Louvre. Malgré cette absence de formation, il revendique son statut de «peintre», allant même à demander au ministre des Beaux-Arts, en 1884, que quelqu’un le lance. Considéré comme un «naïf» par ses contemporains, il n’est apprécié que par la critique et les autres artistes, au premier rang desquels figure Picasso. En 1893, il prend sa retraite pour se consacrer exclusivement à la peinture. Il a alors 49 ans.
Dans la première section « Moi-même peintre », on voit son fameux autoportrait devant un quai et un pont (Moi-même, portrait-paysage, 1890) ainsi qu’un tableau représentant l’octroi et deux portraits d’homme et de femme sur bois de 1884, entrés récemment dans les collections du musée de l’Orangerie.
Vient ensuite «Rousseau et son cercle; l’invention du portait-paysage». D’autres peintres, tel Léonard de Vinci, ont représenté des gens devant des paysages mais Rousseau systématise cette présentation avec des décors exubérants.
Dans les sections suivantes, on voit comment Rousseau cherche à séduire une clientèle proche de lui, tels des artisans et des commerçants. ... (Lire la suite).
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Spectacles Sélection
13 chemin Desvallières
92410 Ville d'Avray |
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