LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS

Article publié dans la Lettre n° 473
du 20 février 2019


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LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS d’après Jules Verne. Adaptation Sébastien Azzopardi et Sacha Danino. Avec Sébastien Azzopardi, Pierre Cachia, Erwan Creignou, Margaux Maillet, Benoît Tachoires.
Délirant, déjanté, effréné, à pleurer de rire. Pas de qualificatifs adéquats et suffisants pour définir cette « chose théâtrale » indescriptible et jubilatoire. Certes, on a bien le récit de Jules Verne, le pari lancé dans un club londonien entre deux aristocrates so british, dont l’enjeu est un périple fou autour du globe et une coquette somme à l’arrivée. Phileas Fogg et Passepartout se lancent dans leur équipée insensée, avec le méchant inspecteur à leurs trousses. La princesse est niaise à souhait, les animaux plus faux que nature, les consuls se clonent successivement, les Chinois de rencontre parlent un joyeux sabir, les cowboys n’impressionnent personne.
Si le voyage est endiablé, le décor est succinct. Villes, fleuves et tempêtes, les étapes du voyage sont projetées en écran géant. Les rideaux rouges scandent les péripéties et voilent les changements, en très grand accéléré. Ça chante, ça danse. Les cinq acteurs, tous excellents, s’amusent comme des fous, apostrophent le public, manient en haute voltige jeux de mots, grivoiseries, à-peu-près historiques, anachronismes et époque contemporaine, et ne résistent guère à leurs propres fous rires, multiplient les clins d’œil, changent d’accoutrement comme de perruque.
Une comédie musicale au pays du « nonsense », que les joyeux compères des Monthy Python ne renieraient pas.
Allez, on lâche toute activité du moment et on court séance tenante à ce festival de joie. A.D. Théâtre de la Tour Eiffel 7e.


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