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Lettre n° 637
du 29 avril 2026
 

Nos sélections de la quinzaine

 
 

 

 


 
      THÉÂTRE

 
 

Photo Sebastien Toubon



 
ANTIGONE de Jean Anouilh. Mise en scène Didier Long. Avec Éric Laugérias, Hermine Granville, Cassandre de Kerraoul, Valérie Vogt ou Séverine Vincent, Robin Hairabian, Anthony Cochin ou Didier Long.
Sous l’éclairage de la scène, le prologue présente les personnages qui s’avancent un à un. Tout au fond, Antigone est déjà là. Elle pense qu’elle va mourir. Les lumières s’éteignent, la tragédie peut commencer.
Après la mort de leur père, Étéocle et Polynice, les deux fils d’Œdipe, devaient régner sur Thèbes un an chacun à tour de rôle, mais ils se sont entre-tués. Le roi Créon décide de funérailles grandioses pour Étéocle tandis qu’il s’oppose à toute sépulture pour Polynice «le petit carnassier dur et sans âme». Il interdit à quiconque de l’enterrer sous peine de mort. Comment une toute jeune fille, promise à Hémon le fils du roi Créon, a-t-elle trouvé le courage de recouvrir le corps de son frère Polynice, malgré l’interdiction? Comment a-t-elle eu l’audace de braver l’édit une seconde fois afin que son acte ne reste plus secret? Le roi affectionne sa nièce. C’est un roi juste mais intransigeant, accablé par le poids du pouvoir. L’obligation de la condamner le révulse, il veut essayer de l’empêcher de mourir. Un bras de fer s’engage entre les deux. Mais même les trahisons de ses deux frères ne la feront pas changer d’avis. Éprise de justice, Antigone n’a que faire de la politique. Elle s’enferre, parce que «ceux qu’on n’enterre pas errent éternellement sans jamais trouver de repos» et elle entraîne avec elle une mère et son fils.
Jean Anouilh a repris la tragédie de Sophocle en 1944 pour réécrire Antigone à sa façon. Il use pour l’occasion de quelques anachronismes, relevant ainsi son caractère intemporel. Contrairement à Sophocle, Créon n’est pas un tyran cruel. ... (Lire la suite).








 

Photo Olivier Monin



 
VALJEAN ! D’après Les Misérables de Victor Hugo. Nouvelle adaptation Christophe Delessart. Mise en scène Elsa Saladin. Lumière Johanna Boyer-Dilolo. Bande originale Tristan Delessart. Avec Christophe Delessart.
Valjean, Fantine, Cosette, Javert, Gavroche, Marius, ces noms résonnent même aux oreilles de ceux qui n’ont pas lu Les Misérables. Victor Hugo brosse avec virtuosité le portrait de ces personnages, les faisant évoluer dans le contexte social et politique de son époque.
L’idée de privilégier l’étude du plus emblématique d’entre eux est excellente. Et quel protagoniste!
Dix-neuf ans de bagne pour un pain volé est la condamnation chère payée de l’époque. L’inspecteur Javert va s’employer à respecter la loi et traquer l’ancien bagnard durant des années. Mais lorsque Valjean rencontre l’évêque Myriel, la bonté de l’homme est la clé de sa transformation morale, elle bouleverse sa vie. Il change d’identité, devient un homme honnête. Il se consacre désormais à réparer ses fautes et à protéger ceux qui l’entourent.
La rigueur de l’adaptation fait mouche. Christophe Delessart suit le parcours de Valjean n’omettant aucune des péripéties du roman. L’équipe de ce seul en scène réalise un travail d’orfèvre. ... (Lire la suite).









 
      SPECTACLES

 
 

Photo Fabienne-Rappeneau


 
L’ART D’AVOIR TOUJOURS RAISON de Sébastien Valignat et Logan De Carvalho. Mise en scène Sébastien Valignat. Avec David Guez et Maïa Le Fourn.
Comment avoir un bon programme? Comment faire disparaître le conflit? Comment réussir sa communication? Comment parler quand on n’a rien à dire? Comment - même quand on a tort - avoir toujours raison ?
Salle comble pour écouter Jane et Bruno répondre à ces questions essentielles qui permettent à coup sûr de remporter n’importe quelle élection. Les deux formateurs de la G.I.R.A.F.E(Groupe Interdisciplinaire de Recherche pour l’Accession aux Fonctions Électorales), s’apprêtent à convaincre les candidats en herbe, c'est-à-dire nous.
Ils sont sûrs d’eux. Accéder au pouvoir est à la portée de tout postulant s’il suit à la lettre leur enseignement. Armés de graphiques, de photos et de conseils, ils déroulent: ne pas être trop en avance sur son temps de crainte d’être incompris; promettre la croissance; bannir la décroissance; incarner le mouvement; éviter la polémique; rester flou et surtout, surtout trianguler, c'est-à-dire chercher des propositions qui se situent à gauche et à droite et les inclure dans le programme!
Les mots à choisir pour élaborer une prise de parole sont de première importance. Le florilège des phrases prononcées par les politiques passés maîtres dans l’art de l’euphémisme, du sophisme et des fausses analogies est éloquent. Une campagne électorale, c’est aussi la conception de l’affiche et ses nombreux écueils à éviter. David Guez et Maïa Le Fourn, excellents, n’ont aucun mal à déclencher l’hilarité générale.... (Lire la suite).

 




 
      EXPOSITIONS ET SITES

 
 

Photo Musée des Arts décoratifs




 

UNE JOURNÉE AU XVIIIe SIÈCLE.  Chronique d’un hôtel particulier. Cette exposition nous montre comment vivait la classe la plus aisée de Paris au siècle des Lumières. Pour illustrer leur sujet, les commissaires ont conçu un parcours évoquant en premier lieu le concept d’un «hôtel particulier» puis la vie de ses habitants, propriétaires, domestiques et même animaux familiers, au cours des différentes heures de la journée. Les objets, peintures et documents présentés sont impressionnants, tant par leur nombre, plus de 550 issus pour la plupart des collections du musée, que par leur qualité et leur originalité.
Construire un hôtel particulier à Paris était un véritable défi tant la ville était dense et peuplée. Il fallait trouver de nouveaux espaces permettant de faire une cour, un corps de logis, des communs et, luxe suprême, un jardin. Pour illustrer cela, nous avons, entre autres, des tableaux, un grand nombre d’affiches, telles celles placardées dans les rues à cette époque, une collection de statuettes des «cris de Paris», une magnifique chaise à porteurs et de nombreux objets décoratifs.
Dans la section suivante, «Un hôtel, des hôtels» sont présentés toutes sortes d’objets qui illustrent les nouveautés de ce siècle. Citons la fontaine à eau, les cages pour des oiseaux exotiques, les niches pour les chiens, en particulier les carlins, des jouets pour les enfants et différents habits, tant pour le maître que pour les domestiques. Apparaissent aussi des horloges, toutes plus belles et perfectionnées les unes que les autres, y compris dans des tableaux animés comme celui conçu par Desmares en 1739, ainsi que des semainiers et de petits almanachs.
La deuxième partie de l’exposition nous fait revivre une journée telle qu’elle pouvait se passer dans un de ces hôtels somptueux. Celle-ci commence à 6h15 par le vestibule, une pièce placée au centre de l’enfilade au rez-de-chaussée, où les valets en livrée accueillent et introduisent les visiteurs. Vient ensuite, à 7h15, «La chambre et ses dépendances». ... (Lire la suite).




 

Photo Collection particulière




 

LEONORA CARRINGTON. La vie et l’œuvre de l’artiste. C’est la première grande exposition monographique consacrée en France à cette artiste singulière. Née dans le comté anglais du Lancashire, d’une riche famille d’origine irlandaise, Leonora Carrington (1917-2011) est fascinée par les contes de fées irlandais que lui content sa mère, sa grand-mère maternelle et sa nourrice. A dix ans elle dessine dans un cahier une mythologie personnelle qu’elle intitule «Animaux d’une autre planite». En 1932, elle part pour l’Italie et s’inscrit dans une école à Florence. C’est son premier contact avec les maîtres italiens du Trecento et du Quattrocento. Néanmoins la série d’aquarelles Sisters of the Moon qu’elle peint à cette époque n’a aucun rapport avec ceux-ci.  Elle représente des femmes dotées de forces obscures et lumineuses qui dominent des éléments de la nature et symbolisent la dualité féminine. On y trouve déjà la plupart des thèmes qui accompagneront l'artiste tout au long de sa carrière. Après un séjour à Paris où elle poursuit sa formation de peintre, elle rentre en Angleterre, s’inscrit en 1936 dans une école à Londres et découvre le Surréalisme dans une exposition où elle est particulièrement impressionnée par un tableau de Max Ernst. Grâce à une amie, elle fait la connaissance de ce dernier avec lequel elle entame une liaison. Cela les conduira à Paris, puis, en 1938, à Saint-Martin-d’Ardèche, dans le sud de la France où elle achète une maison avec l’argent envoyé par sa mère.
Mais la guerre arrive, Ernst est emprisonné et Carrington s’enfuit en 1940 en Espagne où elle est violée par des soldats franquistes. Traumatisée, elle est internée à la demande de ses parents dans une clinique psychiatrique à Santander où on lui administre des médicaments qui provoquent des crises d’épilepsie. Libérée en 1941, elle retrouve à Madrid un diplomate et poète mexicain, Renato Leduc, qu’elle épouse au consulat britannique de Lisbonne. Le couple part ensuite pour New York où Carrington retrouve des artistes européens comme André Breton ou Marcel Duchamp. Fin 1942 le couple s’installe à Mexico et en 1943, il divorce.
À Mexico, Carrington fait la connaissance d’autres artistes dont Luis Buñel, Remedios Vara qui deviendra son amie, et Chiki Weisz qu’elle épousera en 1946. Sa vie se partage alors entre New York et Mexico où elle sera considérée comme l’une des plus importantes artistes féminines, au même titre que Frida Kahlo et Remedios Varo.
Cette vie aventureuse lui inspirera plusieurs livres rapidement évoqués dans la présente exposition. Celle-ci, riche de 126 œuvres, est la plus complète en ce qui qui concerne l’œuvre de Leonora Carrington en Italie et en France. ... (Lire la suite).





 
 
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